19/10/2026
Samedi, j’ai manifesté.
Oh non, je n’étais pas dans la rue.
J’ai manifesté mon amour pour la vie. Pour les personnes qui souffrent. Pour un monde dans lequel chacun pourrait trouver sa place sans écraser celle de l’autre.
Comme j’essaie de le faire chaque jour.
La violence physique me révolte. La violence verbale aussi.
Humilier. Insulter. Rabaisser. Parfois sous couvert d’humour, parfois au nom d’une conviction.
Les mots peuvent laisser des blessures pendant des années. Je le sais, j’en ai reçu.
Alors oui, nous pouvons demander des comptes au gouvernement, aux responsables politiques, aux institutions.
Mais nous pouvons aussi regarder ce que nous faisons, nous, dans nos relations.
Avons-nous toujours respecté les personnes croisées sur notre chemin ?
Avons-nous parfois blessé avec nos mots ?
Quel exemple donnons-nous lorsque quelqu’un pense autrement ?
Nous n’avons pas tous les mêmes responsabilités ni le même pouvoir d’action. Mais chacun peut agir sur sa façon de parler, d’écouter et de considérer l’autre.
Les jeunes n’ont pas besoin d’adultes parfaits. Ils ont besoin de nous voir reconnaître nos erreurs et apprendre à faire autrement.
Rien ne justifie la violence. Pas même celle que nous avons subie.
Aujourd’hui, je choisis de ne plus lui laisser toute la place dans ma vie. Je choisis l’amour, le respect, la sérénité.
Ce n’est pas toujours facile. Il m’arrive encore de me laisser emporter. Alors je reviens à ce que je veux construire.
Chaque jour, je manifeste mes rêves et mes envies à travers mes choix. Vivre dans un monde plus respectueux en fait partie.
Et dans ce monde, l’amour circule aussi. Dans une main tendue, une présence, une personne qui prend le temps d’écouter.
J’ai envie de vous inviter à le remarquer. Puis à le faire circuler, à votre tour.
Le changement passe aussi par ce que chacun de nous choisit de faire vivre autour de soi.
Et vous, qu’avez-vous envie de faire grandir aujourd’hui ?