10/10/2026
Vous êtes nombreux à m'avoir suivie là-haut, aux Balcons du Pheny à Gérardmer.
Les sapins à perte de vue. La brume sur le lac le matin. La neige qui craque sous les bottes. Le feu qui crépite tout l'hiver. Les Vosges, c'était rude, c'était vrai, je m’y suis sentie bien; mais l’envie de revenir sur les terres où je suis née ne m’a jamais quittée.
Me voici de retour a Ollioules.
Ici ce n'est pas la même terre. Ce n'est pas la même lumière.
À Gérardmer, la terre est noire, lourde, humide. Elle garde l'eau.
Ici, à Ollioules, elle est ocre, caillouteuse, chaude. Elle a soif. Il faut lui redonner à boire, la travailler autrement.
Là-haut, on se protégeait du froid. Ici, on cherche l'ombre des amandiers. Deux mondes. Et pourtant le même geste : prendre soin d'un bout de terre.
Cette parcelle que vous voyez sur la vidéo, retournée cette semaine, ce n'est encore qu'un champ. Mon rêve, vous le connaissez, c'est d'en faire une vraie ancienne propriété de Provence. Avec ses restanques en pierres, ses oliviers, ses iris au printemps, son calme. Quelque chose qui semble avoir toujours été là.
Je n'ai pas quitté les Vosges. J'ai emmené ce que j'y ai appris : la patience, le respect des saisons, le travail bien fait. Et je l'ai posé sous le soleil.
Merci d'être encore là, que vous m'ayez connue au Pheny ou ici,à La Vigneraie.
Je vous montre tout, étape par étape.
À très vite,