08/12/2025
DU CAUSSE MÉJEAN AU PLATEAU DE L’ADRAR
Novembre 2025, la saison touristique est terminée. Merci à vous, amis randonneurs, cyclistes, cavaliers, vacanciers, voyageurs et mot**ds, et à l’année prochaine !
Il est temps de migrer à mon tour vers le sud, direction le désert du Sahara, via l’Espagne, le Maroc, le Sahara occidental et la Mauritanie.
Voyage solo, à moto, durée un mois+, retour pour les fêtes de fin d’année.
Traversée rapide de l’Espagne, contrastes arides et colorés de l’Andalousie, ferry Algesiras Ceuta, la frontière Espagne Maroc, direction la région de l’Oriental, que je m’étais promis de découvrir lors d’un précédent voyage.
A mi-chemin, Al Hoceïma, en bordure de la Méditerranée, me rapproche d’Oujda, à proximité de la frontière algérienne. J’ai toutes les difficultés à rejoindre le Riad Dar Al Fassia, situé au cœur du marché.
Oujda Figuig via le plateau du Rekkam, une étendue désertique, minérale, à perte de vue. Bientôt, le vent de sable se lève en bourrasques, il s’insinue partout, masque la visibilité, forme des congères sur la route, dangereux, éprouvant ! Je dépannerai d’une bouteille d’eau deux jeunes à vélomoteur, au milieu de nulle part.
Je m’éloigne progressivement de la frontière algérienne, direction sud-ouest et décide d’emprunter un raccourci, une piste militaire soumise à autorisation. Mauvaise idée, des bancs de sable mou me font chuter, loin de tout. Heureusement, le désert est plus peuplé qu’on ne le pense, l’adage se vérifie !
Vient la traversée du Sahara occidental, l’océan sur ma droite, le désert du Sahara sur ma gauche, mille kilomètres du nord au sud avant la frontière mauritanienne, passée en trois heures sous le soleil, température avoisinant les 30°.
Première nuit en Mauritanie, Nouadhibou, puis Nouakchott, la capitale. Saisissant contraste entre le centre-ville, ses vastes avenues entretenues, et les faubourgs, où vit une population de tradition nomade, entre tentes et enclos pour le bétail. La circulation est plus qu’anarchique, et il me t**de de quitter la ville.
Direction Chinguetti, sur le plateau de l’Adrar, accessible par une piste en tôle ondulée. Je serai à plusieurs reprises dévié sur l’ancienne piste, pour cause de travaux. Cette dernière, souvent ensablée, me fait progresser rapidement en "pilotage en terrain mouvant". Je n’évite pas pour autant quelques chutes et me reposerai deux nuits à l’auberge Rose des sables, m’en remettant à la bienveillance et aux petits soins de Cheikh, mon hôte. J’en profiterai pour visiter en sa compagnie la vieille ville de Chinguetti, progressivement ensablée. Nous sommes dans le désert du Sahara, et le sable s’invite partout.
Retour par la traversée du haut Atlas et ses sommets enneigés, puis halte dans le moyen Atlas, où je suis reçu comme en famille au gîte Marbie, une maison rurale entourée de calme et de végétation. Mention particulière à Fatima pour son accueil, sa cuisine et son massage à l’huile d’olive.
"L’important, ce n’est pas la destination, c’est le voyage."
Cette citation s’avère toujours exacte, et peut-être même de plus en plus, à chacun de mes voyages.
Merci à la diligence de Mohamed, qui a veillé t**d dans la nuit pour m’informer que mon visa pour la Mauritanie était OK.
Merci à Abdel, qui m’a laissé spontanément son numéro de téléphone en cas de besoin ou de nécessité.
Merci à la bienveillance de Cheikh, et à son coup de main pour pousser la moto.
Merci tout particulièrement à Fatima, qui m’a accueilli et soigné comme un membre de la famille.
Merci enfin à tous ces salut!, ces signes de la main, ces sourires, croisés tout du long de la route.
Didier
lesairesdelacarline.fr
Relais Mot**ds