12/04/2026
Pouvons-nous nous permettre encore quelques jours de plus… quelques semaines… quelques mois… sans électricité ?
Voyez-vous, nous faisons partie de ces entreprises « à l’ancienne ».
Celles qui ont appris à se débrouiller seules.
Sans tendre la main. Sans quémander.
Mais aujourd’hui, il ne s’agit plus seulement de nous.
Il y a 26 familles.
26 vies qui dépendent de notre capacité à tenir debout.
Il y a nos enfants, qui doivent manger, se loger, aller à l’école.
Alors oui, dans ce chaos, certains diront que nous ne sommes pas les plus à plaindre.
Mais dites-nous… comment font les autres PME ?
Nous n’avons pas eu le luxe d’attendre.
Nous avons retroussé nos manches. Séché nos larmes. Nettoyé. Recommencé.
Après un mois, nous avons rouvert. Partiellement.
Pas par confort. Par nécessité.
Juste assez pour payer le carburant des groupes électrogènes.
Puis sont arrivées les charges.
Les avances. Les salaires.
L’urgence. La vraie.
Celle qui consiste à ne pas laisser 26 familles sombrer.
62 jours sans électricité.
62 jours sans eau — car sans énergie, même les surpresseurs s’arrêtent.
62 jours à se demander si quelqu’un, quelque part,
a seulement pensé à des entreprises comme la nôtre.
62 jours à acheter du carburant…
et à le regarder partir en fumée.
Vous vous demandez pourquoi le Darafify n’est ouvert que le midi ?
Parce que le reste du temps, c’est le noir complet.
Et un manque à gagner que nous absorbons seuls.
45 ans d’existence.
Balayés.
Zéro aide.
Zéro considération.
Est-ce trop demander…
que de vouloir travailler dignement ?
Que de demander simplement… de l’électricité ?
Et si nous en avions eu les moyens, croyez-vous vraiment que nous n’aurions pas basculé vers le solaire depuis longtemps ?
Dites-nous…
quelle entreprise peut survivre à un cyclone…
et à l’indifférence qui suit ?
Nous sommes une petite entreprise familiale.
Nous fonctionnons en fonds propres.
Nous portons 26 familles.
Mais pour combien de temps encore ?
Oui nous ouverts. Avec tout notre amour et notre dignité.