Le propriétaire à qui nous l’avons acheté avait repris la ferme familiale de ses parents et l’utilisait comme débarras. Il nous a raconté qu’à l’époque, son oncle entreposait de la paille dans le fenil et quelques outils de fenaison. L’espace du rez-de-chaussée était occupé par des moutons. D’ailleurs, chaque année, il se rendait à pied au marché agricole de Bastogne afin d’y vendre ses plus beaux
agneaux. Nous avons fait l’acquisition de cette grange car, pensionné, cet agriculteur en avait peu d’utilité. D’abord prévu pour en faire un atelier, le premier confinement et le début des travaux lui ont doucement donné une autre attribution. En effet, nous avons eu le souhait de conserver cette jolie façade typique du village et de donner une nouvelle vie à son intérieur. Le vide entre ces 4 murs et l’expérience de notre premier gîte nous a projeté dans l’envie de créer ce deuxième projet. L’idée étant lancée, l’objectif était d’avancer de manière auto didactique en réalisant l’entièreté des travaux seul. N’étant pas du métier, l’aventure fut éprouvante en huile de coude et périlleuse mentalement. Heureusement nous avons pu compter sur quelques généreux coups de mains de famille, d’amis ou de voisins. Nous avons voulu proposer le cachet authentique de la pierre de Fontenoille, conserver un aspect naturel et chaleureux avec la chaux et le bois. En ajoutant à ces matériaux nobles une note de métal qui modernise les lieux. L’esprit de conservation était notre priorité, les roues de charrettes et l’échelle de meunier en sont le témoignage. Libérée de son “loup” et déconfinée, La Bergerie peut enfin revenir à ses moutons et vous y accueillir chaleureusement ».