08/04/2018
Elle se prénomme Jane, cependant pour le grand-père que je suis, elle aurait pu s’appeler Gisèle, Clara, Rachel ou Samira.
Elle vient juste « d’offrir à la terre sa beauté dérobée aux Dieux », et en la contemplant dans son berceau, on voudrait lui souhaiter tous les bonheurs du monde et envisager pour elle, le meilleure des destins de femme. Pourtant, tout se complique, car les Immortels de l’Académie Française, sous la pression de certaines ligues, différencient depuis quelques temps, le genre des métiers. On peut déjà rêver Jane en députéE, sénateurE, voire écrivainE ou comme dans sa famille, ingénieurE comme Fernand, professeurE comme Gisèle, ou vigneronnE comme Lucie, on ne sait pas si on doit l’imaginer plombièrE, ou forgeronNE comme Lazare, officièrE dans les troupes coloniales comme Georges, voire médecinE comme Mita, ou pire « nouvellE aventurièrE » comme sa maman Perrine.
Pour Milan, son grand frère, ou Liam, son cousin, les choses ne sont pas simples, s’ils hésitent à s’orienter vers des métiers comme ceux de pilot(), vétérinair(), architect() ou encore artist(), on saura leur suggérer de postuler à ceux de chef, expert, coach, ou chroniqueur.
Le romantisme est toujours de ce monde, et nos immortels ne tenteront jamais de masculiniser les métiers de cousette, lavandière, lingère, petite main, meneuse de r***e, voire sage femme. Pourtant, certaines ont eu un grand destin….
Alors souhaitons « Bon Vent » à Jane, les fées se sont penchées sur son berceau et je sais que son entourage, comme les œufs de Pâques, laissera toujours, dans son jardin, des boussoles pour que, jamais, elle ne se sente perdue.