04/07/2026
L’HOMME QUI VEUT TOUT, PEU IMPORTE LES DOMMAGES.
Il ne s’agit pas ici de choisir un camp dans des guerres infinies et complexes,
mais de regarder en face un homme que le pouvoir a élevé si haut
que sa tête accroche le ciel…
et que la terre ne lui parle plus.
Il veut tout.
Et il le veut maintenant.
Sans détour.
Sans attente.
Sans compromis.
Mais avec ce qui abîme tout :
le mépris.
Et l’intimidation.
Il confond autorité et domination.
Il croit que faire peur, c’est être fort.
Que réduire au silence, c’est diriger.
Ce n’est pas le signe de cette ultime fonction.
C’est son échec le plus visible.
Car parfois, il faut de la hauteur…
une vraie hauteur…
pour donner l’exemple d’une certaine exemplarité.
Pas celle qui écrase.
Celle qui élève.
Mais lui avance.
Le monde n’est pas un paysage à comprendre…
c’est un territoire à conquérir.
Un jeu dont il veut gagner chaque partie,
peu importe les règles,
peu importe les dommages.
Il avance vite.
Très vite.
Trop vite pour entendre ce qui se brise derrière lui.
Parce qu’il ne ressent pas.
Ou qu’il ne veut plus ressentir.
Et pourtant, ça casse.
Des liens.
Des vies.
Des équilibres fragiles.
Des regards qui s’éteignent.
Des silences qui remplacent les mots.
Des blessures qui ne se voient pas toujours…
mais qui s’installent.
Et lui continue.
Encore.
Comme un joueur incapable de quitter la table.
Il appelle ça de la détermination.
Peut-être… au début.
Mais à force de tout vouloir,
il ne voit plus rien.
Ni l’invisible.
Ni l’évidence.
Il se retrouve au sommet, peut-être…
mais seul. Seul avec ses conquêtes,
ses trophées,
ses jouets.
Et ce silence.
Ce silence qui, enfin, ne cède plus devant lui.
Et dans ce face-à-face, une question — simple, brutale, irrévocable :
À quoi bon tout avoir…
si l’on a détruit ce qui donnait un sens à tout ?
L’homme qui veut tout, peu importe les dommages,
découvrira — trop t**d
que certaines victoires
sont des défaites qui ne disent pas leur nom.
Si tout cet argent, ce pouvoir et cette rage étaient investis pour faire le bien … Il ne semble que ça serait bien 😌