Les deux loutres

Les deux loutres Chalet tout en bois situé aux abords de la majestueuse rivière Batiscan. www.lesdeuxloutres.com

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Le chalet a trois chambres à coucher, toutes équipées d'un grand lit Queen. Une grande chambre par étage pour un maximum de confort. Sur la mezzanine, les deux futons sont convertibles en lits simples pour accommoder les petits et les plus grands. Un maximum de 7 personnes sont acceptées au chalet en tout temps. Un chiffre chanceux pour un séjour des plus agréables.

Ce qui apporte toute cette chaleur au chalet Les deux loutres, ce n’est pas que le bois qui vous enveloppe dès votre arr...
08/02/2026

Ce qui apporte toute cette chaleur au chalet Les deux loutres, ce n’est pas que le bois qui vous enveloppe dès votre arrivée. Il y a ces petites choses beaucoup plus subtiles, ces objets qui nous ont été offerts au fil du temps et qui ont une histoire à raconter. Un objet qui a traversé l’océan, un objet qui a traversé les générations, un objet qui a été créé et choisi pour terminer ici.

Merci à tous et chacun pour ces petites attentions, ces petits détails qui font une différence dans l’atmosphère du lieu. J’aime les objets, de tout genre, tant qu’il y a une anecdote qui y est reliée! 🧡

Le Quatre-temps ou cornouiller du CanadaCornus canadensisCette petite fleur se compte par milliers sur le terrain, mais ...
06/27/2026

Le Quatre-temps ou cornouiller du Canada
Cornus canadensis

Cette petite fleur se compte par milliers sur le terrain, mais je ne m’en plains guère car elle est adorable !

La période de floraison tire à sa fin. Il y a un fait intéressant à ce sujet d’ailleurs: saviez-vous que ce ne sont pas de petites fleurs blanches que vous voyez, mais plutôt quatre feuilles modifiées (des bractées ) qui entourent les vraies petites fleurs au centre ? C’est hot, non ?! Encore une ruse de la nature pour attirer les insectes pollinisateurs.

Elles produisent ensuite de petits fruits rouges (des drupes) comestibles pour l’humain… mais sans grand intérêt au niveau du goût. Disons que je vous suggère de ne rien manger dans ma forêt car plusieurs plantes sont toxiques, et ce serait bête de se tromper pour quelque chose au goût fade et farineux ! Ma petite faune s’en réjouit, alors laissons-leur les baies.

Si l’envie de manger la nature vous prend, allez donc vous chercher un bon fromage aux fleurs chez Belle à croquer , c’est nettement plus satisfaisant ! 😂

🌿Je vous termine ça avec mon petit rappel amical de rester dans le sentier et de ne pas piétiner, cueillir ou manger la flore. Merci!

Clintonie boréaleClintonia borealisJe vous présente une autre de mes petites beautés indigènes, celle que vous retrouver...
06/21/2026

Clintonie boréale
Clintonia borealis

Je vous présente une autre de mes petites beautés indigènes, celle que vous retrouverez partout sur le terrain de Les deux loutres. Elle mérite vraiment qu’on s’y attarde un petit peu, car la présence de cette plante est signe d’une belle et luxuriante flore et d’un sol riche. Elle met énormément de temps à pousser, il faut compter environ une douzaine d’années avant que les premières feuilles apparaissent, et près de 15 ans avant qu’elle fleurisse pour la toute première fois. Quand je vois toutes ces belles colonies dans ma forêt, je comprends que le chalet est situé sur un territoire qui a été épargné des grands bouleversements. (Exception faite de la tempête de décembre 2022 😜)

Ses petites fleurs jaunes en clochettes, qui apparaissent au printemps, cèdent ensuite la place à de minuscules baies d’un bleu profond. (Elles sont encore vertes sur la quatrième photo, mais elles changeront de couleur prochainement !) Ces baies constituent une ressource précieuse pour les oiseaux migrateurs et la petite faune forestière, qui assurent la dispersion des graines. D’ailleurs, voici Twikky qui a fait un photo bomb lors de ma prise de vue ! Il disperse surtout des peanuts sur le terrain, mais il est peut-être aussi responsable de toutes ces colonies ?! 🐿️

Elles sont toutefois toxiques pour nous, alors on admire seulement !

🌿 Je vous invite à admirer les plantes du terrain sans les cueillir ni les consommer, car plusieurs sont toxiques. Et restez dans le sentier car j’ai planté plusieurs espèces ici et là.

Le petit-prêcheurArisaema triphyllum (anciennement Arisaema atrorubens)Je suis contente de vous présenter ma plante préf...
06/08/2026

Le petit-prêcheur
Arisaema triphyllum (anciennement Arisaema atrorubens)

Je suis contente de vous présenter ma plante préférée de tout mon jardin, du moins ma préférée du moment.

Cette plante est particulière à mes yeux. Je l’ai introduite l’année dernière à trois endroits dans ma belle forêt. Je dois d’abord vous raconter le début de l’histoire. J’ai trouvé cette plante sur Facebook Marketplace. Nous nous sommes présentés au rendez-vous et nous avons eu toute une surprise, une agréable surprise. Anne est une personne extraordinaire, passionnée par les plantes rares, vivaces, principalement indigènes du Québec mais tous vivant en milieu ombragé. Nous avons découvert un endroit spectaculaire. Un jardin secret, où chacune des espèces cohabite méticuleusement. Nous sommes repartis de là avec un contact dans notre rolodex, plusieurs plantes dont je vous parlerai éventuellement, et un désir accru de cultiver moi aussi une telle collection dans mon sentier!

Alors sur ça, voici le petit-prêcheur.

Plante indigène des forêts feuillues et mixtes de l’est de l’Amérique du Nord, le petit-prêcheur pousse en milieu ombragé et humide. Sa structure florale se compose d’un spadice central entouré d’une spathe rayée de vert et de pourpre qui forme un capuchon au-dessus.  Il fait partie de la famille des Aracées.

Ce qui distingue cette espèce, c’est sa capacité à changer de sexe d’une saison à l’autre. La probabilité qu’un individu devienne femelle augmente avec sa taille, les plants les plus vigoureux prennent en charge la reproduction femelle, plus coûteuse en énergie. La pollinisation se fait par des mouches et des moucherons, sans offrir de nectar en échange. À l’automne, les plants femelles produisent une grappe de baies rouge vif toxiques pour l’humain.

🌿Je vous invite à admirer les plantes du terrain sans les cueillir ni les consommer, car plusieurs espèce présentes sont toxiques.

Le sabot de la ViergeCypripedium acaule Tout le monde publie ces magnifiques fleurs dernièrement, et je le fais égalemen...
06/07/2026

Le sabot de la Vierge
Cypripedium acaule

Tout le monde publie ces magnifiques fleurs dernièrement, et je le fais également, puisque nous avons la chance d’en avoir sur le terrain ! Cette fleur-là, elle n’est pas banale, croyez-moi.

Le sabot de la Vierge est une orchidée sauvage indigène, la plus connue de nos forêts québécoises. Sa grande fleur rose, de 8 à 10 cm de diamètre, se compose de trois sépales et de trois pétales, dont le pétale central, le labelle, est gonflé en forme de sabot et fendu verticalement sur toute sa longueur.  Deux grandes feuilles nervurées l’accompagnent, posées directement au sol comme un écrin végétal.

Ce qui la rend si précieuse? Elle vit dans un équilibre extraordinairement fragile. La plante a besoin des insectes pour être fécondée, les abeilles surtout, très attirées par la fleur.  Mais voilà le génie de la chose : elle piège la petite abeille dans son labelle, l’obligeant à faire une pollinisation croisée alors qu’elle chemine de piège en piège.  Pas de nectar en échange, pure tromperie botanique ! Malgré tout, la plante produit rarement des fruits et se propage surtout par l’extension lente de ses rhizomes. 

Et sous la terre, il se passe quelque chose d’encore plus mystérieux. Le sabot de la Vierge dépend d’un champignon mycorhizien spécifique dans le sol pour germer et survivre. Sans lui, rien. C’est pourquoi on ne peut pas la transplanter, et encore moins l’arracher pour l’amener chez soi car elle mourrait, tout simplement.

Ici, chez Les deux loutres, elle pousse discrètement dans notre forêt, sous les conifères, là où le sol est acide et l’ombre généreuse. Elle est chez elle. Et nous, on fait bien attention de ne pas dérange son petit coin de paradis.

Polytric communPolytrichum communeDans la continuité de mes petites indigènes sous-estimées, le polytric commun est l’un...
06/05/2026

Polytric commun
Polytrichum commune

Dans la continuité de mes petites indigènes sous-estimées, le polytric commun est l’une de celles qui attirent toujours mon attention lorsque je marche sur le chemin Simard. Cette mousse est bien établie aux abords de la forêt, tout au long du chemin. C’est l’une des mousses les plus imposantes de la forêt boréale, car elle peut atteindre 20 à 40 cm de hauteur ! C’est ce qui en fait l’une des plus grandes mousses du Québec.

🍃 Le saviez-vous ? Son nom vient du grec polytrichos « plusieurs poils » en référence au capuchon velu qui recouvre ses capsules sporales. Le polytric joue un rôle écologique important : il retient l’humidité du sol, prévient l’érosion et offre un abri précieux à de nombreux insectes et petits invertébrés.

Trientale boréaleTrientalis borealis ou Lysimachia borealisLa trientale boréale est l’une de ces petites plantes que l’o...
06/04/2026

Trientale boréale
Trientalis borealis ou Lysimachia borealis

La trientale boréale est l’une de ces petites plantes que l’on remarque à peine au premier coup d’œil, mais qui est si charmante lorsqu’on s’y attarde. Sa délicatesse est presque irréelle.

Cette plante indigène de la famille des Primulacées pousse naturellement sur presque tout le terrain. Elle se présente sous la forme d’une couronne de feuilles lancéolées d’un vert brillant, du centre de laquelle s’élèvent une ou deux minuscules fleurs blanches à sept pétales étoilés, un chiffre inhabituel dans le monde végétal. C’est d’ailleurs assez curieux que celle que j’avais choisie initialement pour la photo en a huit ! (3ème photo) Après avoir compté les pétales des fleurs avoisinantes, elles n’en ont effectivement que sept. Est-ce signe de chance, comme de tomber sur un trèfle à quatre feuilles ?

Elle fleurit au printemps, généralement en mai-juin, et éclaire la forêt de ses petites étoiles. Une belle galaxie en forêt !

🍃 Le saviez-vous ? Son nom vient du latin triens — un tiers — en référence à sa petite taille. Elle fait partie de la même famille que le muguet des bois et partage avec lui ce goût pour les sous-bois frais et acides du Bouclier canadien.

🌿 Je vous invite à admirer les plantes du terrain sans les cueillir ni les consommer, car plusieurs espèces présentes sont toxiques.

Trille ondulé Trillium undulatumLe trille ondulé est discret et éphémère. Sa courte floraison fait en sorte que je me se...
06/03/2026

Trille ondulé
Trillium undulatum

Le trille ondulé est discret et éphémère. Sa courte floraison fait en sorte que je me sens vraiment chanceuse d’en trouver dans la forêt.

Ses trois pétales blancs veinés de rose-pourpre au centre en font l’une des fleurs sauvages les plus élégantes du Québec. Cette plante indigène de la famille des Melanthiacées pousse naturellement sur le terrain, dans les zones ombragées et humides de la forêt. Il fleurit au printemps, généralement en mai, et disparaît complètement sous terre dès l’été venu.

Vous aurez peut-être vous aussi cette chance, mais seulement lors de votre séjour printanier.

🍃Le saviez-vous ? Le trille est une plante qui demande une patience remarquable : il lui faut jusqu’à sept ans pour fleurir pour la première fois à partir d’une graine. Si vous en cueillez la fleur, la plante peut mettre plusieurs années à s’en remettre. Admirez-le, mais laissez-le en paix !

« Les Iroquois nomment cette plante d’un nom pittoresque : O-je-genstah, qui signifie “front ridé”, allusion aux pétales blancs rayés de pourpre. »

— Flore laurentienne, frère Marie-Victorin

🌿Je vous invite à admirer les plantes du terrain sans les cueillir ni les consommer, car plusieurs espèces présentes sont toxiques.

Le terrain de Les deux loutres abrite une variété exceptionnelle de plantes, certaines indigènes, d’autres que j’ai semé...
06/03/2026

Le terrain de Les deux loutres abrite une variété exceptionnelle de plantes, certaines indigènes, d’autres que j’ai semées ou plantées au fil des saisons.

J’ai eu envie de vous faire découvrir certaines variétés que vous pourrez apprécier lors de votre séjour.

Au fil des publications, je vous présenterai chacune d’elles : leur nom, leur portrait et ce qui les rend uniques.

Je vous invite à les admirer sans les cueillir ni les consommer, car plusieurs espèces présentes sont toxiques.

Pour ouvrir le bal, je commence avec ma découverte de ce matin même :

***
Streptope rose — Rognons de coq
Streptopus lanceolatus (anciennement Streptopus roseus)

Cette plante indigène de la famille des Liliacées pousse naturellement sur le terrain. Ses délicates fleurs rose-lilas apparaissent au printemps, discrètement suspendues sous le feuillage, il faut soulever les feuilles pour les admirer. À l’automne, elle produit de petites baies rouges globuleuses comestibles, mais dont l’effet laxatif prononcé invite à la plus grande modération !

🌿 Je vous invite à admirer les plantes du terrain sans les cueillir ni les consommer, car plusieurs espèces présentes sont toxiques.

Adresse

Chemin Simard
Lac-aux-Sables, QC

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