07/23/2026
En tant que propriétaire de chalets locatifs en forêt, je vis la cohabitation avec la faune au quotidien. J’ai aussi déjà accueilli un refuge pour bébés ratons laveurs orphelins chez moi. C’est d’ailleurs à ce moment-là que j’ai découvert à quel point le raton laveur est un animal remarquablement intelligent et évolué : il apprend vite, s’adapte à son environnement et trouve des solutions étonnamment ingénieuses pour se nourrir, se déplacer et survivre.
Aujourd’hui, dans mes chalets, je prends des mesures simples et responsables : cadenas sur les bacs de compost, accès au barbecue bloqué, nourriture bien rangée. Pas pour leur nuire, mais pour éviter les conflits et protéger tout le monde.
Je les aime, et je veux leur bien.
C’est justement pour ça que l’histoire de Milo m’a bouleversée. Milo, un bébé raton laveur d’environ un mois, a été laissé sans aide, en souffrance, simplement parce que c’était un raton laveur. Quand il a été trouvé, il avait les yeux remplis de copeaux de bois, il était affamé, frigorifié, couvert de tiques et portait plusieurs plaies. Présentement, le mot d’ordre officiel est de le laisser souffrir. Ce n’est pas de la gestion de la faune. C’est de l’abandon. Heureusement, Milo a pu être pris en charge par un refuge.
Oui, la rage existe et il faut rester prudent. Les ratons laveurs peuvent être porteurs de la rage, mais les cas demeurent rares. Au Québec, les cas humains de rage sont extrêmement rares : le cas confirmé en 2024 était lié à une chauve-souris, et avant cela, le dernier cas humain remontait à 2000. En cas de morsure ou de contact avec la salive d’un animal potentiellement infecté, il faut consulter rapidement, car il existe un traitement post-exposition efficace lorsqu’il est administré sans délai.
Alors quand on entretient la peur au point de présenter les ratons laveurs comme des menaces à éliminer, on dépasse la mesure. C’est comme sortir un bazooka pour tuer une mouche.
La faune sauvage mérite mieux que la peur et les préjugés. Elle mérite du respect, de la nuance et des solutions concrètes pour qu’on puisse cohabiter intelligemment avec elle. Et cela peut se faire tout en protégeant la population humaine de la rage.
Si vous croyez, vous aussi, qu’on peut protéger les gens sans diaboliser les animaux, faites circuler ce message.