09/24/2026
Source TVA Nouvelles ;
La saison de la chasse s’annonce chargée pour les deux agents, qui devront couvrir un immense territoire.
« Il n’y aura pas grand support cette année. Les agents vont faire le travail auquel on s’attend d’eux autres, mais avec les effectifs qu’il y a aussi», relate le président provincial des agents de protection de la faune du Québec, Martin Perreault.
Et malgré les attentes élevées sur le terrain :
« À part les opérations locales, il n’y aura probablement pas d’opérations provinciales d’envergure comme celles qu’on a vues dans nos régions », poursuit le garde-chasse.
Le maire de Chandler ne cache pas son incompréhension.
« On a eu à se battre pour ça. On s’est battu l’année passée pour le garder ouvert parce qu’il avait son utilité, son importance. Malheureusement, on ne sent pas que la même importance pour tout le monde », lâche Gilles Daraiche.
Depuis la mobilisation citoyenne d’avril dernier, rien n’a changé. Le seul développement : les agents de la faune intégreront en avril le ministère de la Sécurité intérieure.
« On a appris qu’on allait fusionner nos locaux avec ceux des contrôleurs routiers, ce qui n’est pas une mauvaise nouvelle. Le but est de maintenir les effectifs dans les points stratégiques » dit M. Perreault.
Le Syndicat déplore aussi le peu d’efforts du gouvernement à déployer des ressources en région.
Parmi les recrues ayant gradué lors de la dernière cohorte, le bureau de New Richmond en a accueilli deux, tandis que les bureaux de Charlevoix et de Montmagny ont accueilli chacun un nouvel agent .
« Comment peut-on justifier une intervention rapide sur certaines plaintes qui se passent présentement, avec des distances de plusieurs centaines de kilomètres à se déplacer? Ça ne fonctionne pas », commente Martin Perreault.
Par courriel, le ministère précise que les opérations de protection de la faune découlent d’une planification opérationnelle.
« Afin de mener à bien nos activités et préserver l’intégrité d’informations d’enquête, cette planification ne peut être dévoilée. (…) De plus, la Protection de la faune du Québec dispose de technologies de pointe et de capacités accrues en ‘enquête et en renseignement. Les effectifs requis sont déployés au moment opportun» , répond Ève Morin Desrosiers, conseillère en communication à la Direction des communications du Ministère de l’Environnement de la Lutte contre les changements climatiques de la Faune et des Parcs.
Aucune relocalisation ni fermeture de bureau n’est prévue pour le moment.