27/04/2017
Jeudi 27 avril 2017
Ce matin, je prends connaissance du lieu sous un grand ciel bleu. La forêt est tout autour de la maison mais je ne vois pas d'animaux. Philippe est à l'heure et nous voilà en route vers la finca. Je suis impatiente de revoir les lieux et je pose plusieurs questions à Philippe. La route est belle, nous traversons des palmeraies sur des kilomètres. En 20 mn nous sommes à Palmare Norte. Il faut traverser un grand rio en passant sur un pont en fer pour continuer jusqu'à "Puerta del Sol", le village où j'ai acheté la finca. 15 mn plus t**d, la voiture s'engage dans le village. Il est 10h. C'est un vrai village Costaricien, tout en longueur. Il y a beaucoup de près où les vaches peuvent brouter à leur aise. Quelques cow boy se dirigent sur leurs chevaux vers la forêt. Nous retrouvons Carlos au bout du village, devant la petite école. Philippe me présente, avec un grand sourire il me dit "Buenos dias" et nous laissons le 4X4 de Philippe pour prendre celui de Carlos. C'est la saison des pluies depuis le mois de mai, pour arriver à la finca, il faut traverser quatre rivières qui sont à cette époque assez agitées et plus hautes qu'en période sèche, mais pas très profondes. Nous passons donc la première rivière pour rentrer dans la forêt et prenons un chemin empierré en bon état sur 500 m. Puis nous traversons la deuxième rivière et nous voilà immergés dans la forêt humide tropicale. C'est génial. Un vrai bonheur. Nous faisons encore 500m et passons avec un peu plus de difficulté la troisième rivière. Des ornières énormes balancent le 4X4 de gauche à droite. On fait 200m et là, j'apprends qu'il y a eu un éboulement il y a 15 jours à cause des pluies et que le passage est difficile. L'ICE, les ponts et chaussées sont venus en urgence arranger cela, mais tout est si détrempé, que les roues du 4X4 commencent à patiner et s'enfoncer dans la terre molle, nous décidons de laisser la voiture sur place et de continuer à pied. Mes petites bottes s'enfoncent directement dans la terre encore gorgée d'eau et c'est Philippe qui viendra me sortir de là. Nous marchons encore 300 m et là, c'est carrément les rouleaux en béton qui se sont effondrés, laissant un énorme trou où coule une rivière agitée. Il faut encore marcher sur 500m environs pour traverser la dernière rivière et nous voilà devant le portail de la finca. Ouf! Philippe me fait voir des singes capucins qui sont venus nous saluer et vont de branches en branches sans être déranger. Magnifique ! j'en oublie le chemin et ses embuches. La finca est là, devant nous et je n'ai qu'une envie, aller l'explorer.