09/10/2025
[Coup de coeur, coup de gu**le] Bonjour à tous,
Voilà un moment que je n'avais rien posté sur cette page Facebook. Il faut dire que l'été n'a pas été de tout repos. Je reviens avec une publication inhabituelle.
Pour me remettre en forme après quelques semaines délicates, je tâche de marcher régulièrement au milieu de notre magnifique environnement. En ce moment, les travailleurs saisonniers passent de longues journées dans les champs tandis que les couleurs de l'automne gagnent peu à peu les forêts. La vie suit son cours, sérieusement mais paisiblement, loin des pathétiques péripéties politiques qui agitent le pays, même si nous en sommes parfois les premiers à en subir les conséquences.
Quand ma petite promenade me mène au-delà du chemin bucolique que vous voyez sur la première photo jointe à ce message, j'arrive sur une petite route de campagne, sur laquelle se dresse le Calvaire en bois qui a inspiré le nom du gîte. Une route elle aussi très paisible, tout sauf un carrefour rural mortel et emprunté par d'innombrables camions. En pleine journée, en semaine, l'on y croise peut-être une voiture toutes les 3 ou 4 minutes.
C'est là, sur quelques centaines de mètres, un kilomètre tout au plus, que j'ai ramassé assez de déchets pour remplir ou presque un sac poubelle (voir la seconde photo). Cannettes vides, emballages divers, sachets, paquets de ci******es, mouchoirs... Sur ce périmètre on ne peut plus réduit, une multitude de passants ont pris la nature pour une décharge publique. Que dire ? Je suis tout sauf un partisan de l'écologisme radical imaginé par des bobos parisiens dont le but semble être d'accabler les pauvres et les classes moyennes, mais comment accepter par ailleurs de vivre dans une société où les incivilités polluent les coins les plus calmes, les plus purs ?
Certes, les accidents arrivent, tout le monde peut laisser échapper un mouchoir de sa poche, mais je ne crois pas un instant que ce que j'ai trouvé des deux côtés de la route ait été jeté involontairement. Que faire ? Je n'ai pas de solution miracle, si ce n'est apprendre les gestes les plus simples à nos enfants, sans dramatiser ni les culpabiliser, mais avec détermination. C'est ce que je tâche de faire avec mes deux jeunes fils.
A bientôt à Allonnes, dans un village propre, je l'espère.
cc Mairie d'Allonnes Le Kiosque