01/07/2025
À ceux nés entre 1952 et 1979
La génération du lien du vrai...
Un pied dans l’ancien, l’autre dans ce futur qui courait à toute allure.
Vous êtes les témoins d’une époque en pleine mutation,
Les enfants d’une génération qui a vu basculer le monde.
Vous avez connu les rues comme terrain de jeu,
Les après-midis à courir derrière un ballon,
Les genoux râpés, les cache-cache sans fin, les rires sans écran.
Et soudain, les premières consoles sont arrivées — Pac-Man, Atari, ces jeux lumineux dans des cafés qui sentaient le tabac et le sucre chaud.
Vous vous souvenez des pique-niques simples,
Des tartes dans des torchons, des histoires racontées à la radio,
Des chansons qu’on fredonnait à plusieurs — Beatles, Stones, Mecano, dessins animés en boucle.
Vous avez vu les objets évoluer :
Les vinyles, les cassettes rembobinées au crayon,
Les VHS qui grésillaient, les Walkman qui suivaient partout,
Puis les CD, puis les clés USB.
Et les écrans sont apparus. Puis Internet. Et plus rien n’a été pareil.
On vous a appelés « génération X » — sans vraiment savoir ce que cela voulait dire.
Mais vous avez été bien plus :
Des éclaireurs, des bâtisseurs de ponts entre deux rives.
Capables d’apprivoiser la technologie sans oublier l’humain.
Vous avez bu du Coca dans des bouteilles en verre.
Fait vos courses avec des sacs tissés à carreaux.
Ramassé un morceau de pain tombé sans paniquer.
Parce qu’il y avait encore des gestes simples, des réflexes pleins de bon sens.
Et vous avez survécu à tout.
Aux voitures sans ceinture. Aux vélos sans casque.
Aux goûters tout écrasés, aux sacs trop lourds,
Aux jeux dangereux mais pleins de vie.
Pas de Wi-Fi. Pas de filtres. Pas de likes.
Mais des copains qui frappaient à la porte.
Des idées qui naissaient sans Google.
Et des souvenirs qu’on gardait dans la tête, pas dans un cloud.
Vous partagiez une canette sans vous poser de questions.
Vous écriviez vos premiers mots d’amour à la main.
Et pour réunir les copains ? Un cri, un sifflement, un rendez-vous tacite.
Pas besoin d’étiquette.
Juste des surnoms, des rires, des engueulades, et une sacrée dose d’authenticité.
Vous avez appris à tomber. Et à vous relever.
À affronter. À réparer. À avancer.
Pas toujours encadrés, mais toujours debout.
Vous étiez des enfants libres, parfois cabossés,
Mais pleins d’étoiles dans les yeux et de rêves dans les poches.
Alors aujourd’hui, on vous salue.
À vous qui avez traversé les âges,
Portant en vous la mémoire d’un monde sans écran,
Et la force d’avoir grandi entre l’analogique et le digital.
Vous êtes les passeurs de deux époques.
Et vous avez tenu bon.