20/11/2013
Beaujolais Nouveau à l’ancienne !
Le Beaujolais Nouveau, quelle affaire ! Chaque année on y a droit !
Alors on croit le connaitre par-cœur : des arômes de banane et/ou de framboise (en fonction des années), de l’acidité, et surtout des lendemains difficiles !
Le Beaujolais est malheureusement trop souvent maltraité, c’est un fait. Terroirs privés de vie par des années d’excès de chimie, vins matraqués au soufre, utilisation de levures grossières pour la vinification (qui donne ce fameux « goût de bonbon »…).
Fort heureusement, il existe de nombreux vignerons consciencieux proposant des Beaujolais Nouveaux travaillés autrement et absolument délicieux ! De vrai vins de plaisir.
Oui, le Beaujolais mérite qu’on s’y intéresse !
Alors que sait-on du Beaujolais Nouveau ?
Il est produit sur l’aire d’appellation du Beaujolais (évidemment !), soit entre Mâcon et le Nord de Lyon, il est d’ailleurs souvent rattaché au vignoble de Bourgogne.
Son cépage unique est le Gamay, qu’on trouve aussi en Touraine et dans le centre de la France. Il donne naturellement des vins légers, très fruités et peu tanniques.
La production de Beaujolais Nouveau représente un tiers de la production totale du vignoble du Beaujolais ! Et environ la moitié de ce volume est exporté en Asie (notamment au Japon où il connait un succès incroyable depuis de nombreuses années !)
Depuis les années 60, la date de commercialisation du Beaujolais Nouveau (et de tous les primeurs) est fixée au troisième jeudi du mois de Novembre. Cette année c’est le 21 Novembre !
Ce sont des vins de garde très courte, spontanés, à consommer sur l’instant, accompagnés de cochonnailles : terrines, pâtés, saucisson, grattons, cervelas… C’est le vin convivial par excellence !
Notre préférence va pour celui du Château Cambon, le domaine de Marie Lapierre, v***e de l’inoubliable et si talentueux Marcel Lapierre (le pape du Beaujolais et vigneron culte des vins naturels).
Un travail rigoureux dans la vigne, des terroirs préservés, des rendements limités (le Gamay est un cépage très productif !), une vinification naturelle avec très peu de soufre, font toute la différence. Et le résultat est là : un vin abouti, fruité, gourmand, avec un plaisir immédiat, comme une boisson à boire avec peu de modération ! C’est l’essence même du Gamay !
Un régal ! Venez le re-découvrir au Mange-Vins le jeudi 21 novembre 2013 à 20h et jusqu'à dimanche 24 novembre