01/03/2026
À Blois, le Pont Jacques-Gabriel n’est pas qu’un joli pont en dos d’âne face à la Loire.
Construit entre 1717 et 1724 après qu’un pont médiéval a été emporté par une débâcle de glace (oui, la Loire peut être sauvage ❄️), il est devenu un véritable pont… stratégique.
Les Blésois l’ont fait sauter eux-mêmes à plusieurs reprises : en 1793 pour freiner les Vendéens, en 1870 contre les Prussiens, puis en 1940 pour ralentir l’armée allemande. Un pont souvent “sacrifié” pour protéger la ville.
Son obélisque central de 14,60 m, symbole royal, a failli disparaître pendant la Révolution. À sa base, des tritons sculptés par Guillaume Coustou soutiennent les armes du roi… discrète touche artistique au milieu de tant de turbulences.
Aujourd’hui, seules trois arches sont d’origine. Les autres racontent, elles aussi, une histoire de reconstruction et de résilience.
Un pont, mille vies. ✨
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In Blois, the Pont Jacques-Gabriel is more than just a beautiful arched bridge stretching over the Loire.
Built between 1717 and 1724 after a medieval bridge was swept away by a dramatic ice breakup (yes, the Loire can be wild ❄️), it quickly became a strategic landmark.
Incredibly, the people of Blois blew it up themselves several times: in 1793 to stop the Vendéens, in 1870 to slow the Prussians, and again in 1940 to delay the German army. A bridge repeatedly sacrificed to protect the city.
Its 14.6-meter central obelisk — a royal symbol — narrowly escaped destruction during the French Revolution. At its base, tritons sculpted by Guillaume Coustou hold up the royal coat of arms — a subtle artistic detail amid centuries of upheaval.
Today, only three of the original arches remain. The others tell their own story of resilience and reconstruction.
One bridge. A thousand lives. ✨