Le Clos de la Ferranderie - Une chaumière normande en renaissance

Le Clos de la Ferranderie - Une chaumière normande en renaissance Au coeur du Pays de Caux, près d'Etretat :
Anciennes chambres d'hôtes, aujourd'hui en restauration, le Clos de la Ferranderie poursuit son histoire.

Une chaumière normande entre nature, patrimoine, authenticité des lieux tourisme et histoire personnelle.

10/06/2026

Pensée du jour : 🌿🪶🦔

Chaque matin, sur la route du travail, je roule souvent la fenêtre ouverte. Non pour écouter la radio ou de la musique, mais pour écouter le monde vivant.

Les paysages sont là. Les champs, les haies, les arbres, les lumières du matin. Pourtant, quelque chose manque : le mouvement.

Je cherche les hirondelles et je me surprends à compter les quelques individus que j’aperçois. Je cherche les moineaux. J’écoute les champs, et le silence me paraît parfois plus grand qu’autrefois. Je n’observe que quelques corneilles, des buses ou des éperviers dans leur fameux vol stationnaire. Les perdrix, elles, ont pratiquement disparu de mes observations.

J’ai 48 ans et je ne peux m’empêcher de comparer avec les paysages de mon enfance. Sans enjoliver mes souvenirs, le monde me semblait plus animé, plus bruissant, plus abondant.

Il n’était pas rare de croiser un animal sauvage sur la route le soir. C’est, me concernant, devenu rare.

Peut-être que ce qui m’interroge le plus n’est pas ce qui disparaît, mais notre capacité à nous y habituer. D’une génération à l’autre, un peu moins de chants, un peu moins d’insectes, un peu moins de mouvement deviennent la nouvelle référence. L’absence se normalise.

Peut-être que la première étape consiste simplement à observer. À lever les yeux, à écouter, à remarquer ce qui est encore là autant que ce qui manque.

On protège mieux ce que l’on voit, et l’on voit mieux ce que l’on aime.

_Pensée d’une amoureuse du vivant. Le clos de la Ferranderie.

Le jardin de lune prend forme… ou presque 🌙🤍J’avoue, j’ai encore craqué…Trois rosiers Iceberg ont rejoint le Clos, accom...
08/06/2026

Le jardin de lune prend forme… ou presque 🌙🤍

J’avoue, j’ai encore craqué…

Trois rosiers Iceberg ont rejoint le Clos, accompagnés de quelques sauges bleues et gauras blanches. À chaque visite en pépinière, je pars avec une idée bien précise… et je reviens souvent avec quelques plantes de plus. 🌿

Je rêve d’un jardin de lune autour de la mare, qui est davantage un miroir d’eau. Un jardin de blancs, de feuillages argentés, de parfums du soir et de floraisons qui semblent s’illuminer lorsque le jour décline, et qui attire la biodiversité nocturne, tels les papillons nocturnes.

Mais si je suis honnête, je ne sais pas encore à quoi il ressemblera vraiment.
Ce jardin se construit au gré des trouvailles, des envies du moment, des plantes croisées au détour d’une pépinière, de ce qui pousse… ou de ce qui refuse de pousser !

Certaines expériences demandent encore un peu de patience : les belles-de-nuit blanches n’ont pas voulu germer cette année… mais au jardin, les échecs ne sont souvent que des rendez-vous reportés.

Le chèvrefeuille blanc commence déjà à s’installer le long du mur des anciennes écuries. J’imagine bientôt un banc posé là, à l’ombre des vieilles briques, entouré de roses blanches, de sauges, de graminées légères qui danseront dans le vent d’automne, et peut-être de quelques tabacs blancs à la place des belles-de -nuit, dont le parfum accompagnera les soirées d’été.

Finalement, ce jardin ne sera sans doute pas celui que j’avais imaginé au départ. Il sera celui que les saisons, les découvertes et les petits craquages successifs auront dessiné.

Et c’est peut-être cela que j’aime le plus dans le jardinage : accepter de ne pas tout maîtriser et laisser une part de poésie naître de l’imprévu. 🤍

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Aujourd’hui, le bonheur s’est caché dans les détails :🌿 un jeune oiseau venu me rendre visite à la fenêtre ;🕯️ une jolie...
06/06/2026

Aujourd’hui, le bonheur s’est caché dans les détails :

🌿 un jeune oiseau venu me rendre visite à la fenêtre ;

🕯️ une jolie lampe chinée ;

🧵 un chemin de table en lin réalisé dans l’après-midi.

Des plaisirs simples, mais qui font tout le charme de la vie à la campagne.

Le petit atlas de la biodiversité du clos : En débitant du vieux bois stocké dans le jardin, mon beau-frère a eu la surp...
01/06/2026

Le petit atlas de la biodiversité du clos :

En débitant du vieux bois stocké dans le jardin, mon beau-frère a eu la surprise de déloger une couleuvre, un serpent discret et inoffensif qui avait trouvé refuge sous les bûches.

Une nouvelle rencontre qui vient enrichir, au fil des saisons, notre inventaire de la petite faune du clos.

Toutes ces présences constituent peu à peu un petit atlas de la biodiversité du lieu. Elles rappellent la richesse souvent méconnue des clos-masures cauchois, où haies, talus, arbres anciens, mares et espaces préservés offrent refuge à une faune discrète mais bien vivante.

29/05/2026
26/05/2026

Pensée du jour : ☀️

Il y a parfois une forme de nostalgie silencieuse à regarder changer le climat d’une région que l’on croyait immuable. En Normandie, les saisons avaient longtemps une douceur presque rassurante : des printemps humides et lents à s’installer, des étés rarement écrasants, des automnes gris mais tempérés, des hivers souvent froids sans excès. Cette régularité faisait partie du paysage autant que les falaises, les pommiers ou la lumière de la Manche.

Aujourd’hui, quelque chose semble moins stable. Les chaleurs arrivent plus tôt, les contrastes deviennent plus brutaux, les orages plus lourds après des journées inhabituelles pour la saison. Ce n’est pas seulement une question de records de températures : c’est le sentiment diffus de voir disparaître un climat familier, celui dans lequel des générations ont vécu sans vraiment penser qu’il pouvait changer.

Et peut-être que le vrai regret est là : celui d’une époque où les saisons paraissaient encore suivre un rythme connu, presque fidèle, comme une vieille habitude de la terre normande.

Cuisine sauvage :Au Clos, le jardin finit parfois dans les pots de confiture 🌿Le sureau est en fleurs avec ses grandes o...
24/05/2026

Cuisine sauvage :

Au Clos, le jardin finit parfois dans les pots de confiture 🌿

Le sureau est en fleurs avec ses grandes ombelles blanches.

Après les promesses sont venues les premières expériences en cuisine :
une confiture de poires à la fleur de sureau infusée.

Le parfum est discret, presque difficile à décrire.
Quelque chose de floral, de doux, de légèrement sauvage aussi.

Une saveur qui ressemble un peu au jardin à l’approche de l’été.

Au fond, ces recettes racontent peut-être la même chose que le reste ici :
prendre le temps d’observer ce que les saisons offrent,
et apprendre à vivre, peu à peu, avec elles. 🌾

Adresse

266 Chemin De La Ferranderie
Cuverville
76280

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