24/04/2026
Et vous ? Racontez-nous ? 😃
Ceux qui n'ont pas connu les campings des années 70 ne peuvent pas comprendre ce que le mot "liberté" veut vraiment dire. ⛺️
Je me souviens du rituel à l'arrivée : sortir la grande tente en toile orange et marron. Il fallait être ingénieur pour ne pas s'emmêler dans les piquets en fer, et malheur à celui qui oubliait le maillet pour enfoncer les sardines dans un sol sec comme de la pierre ! On finissait toujours par utiliser une grosse pierre trouvée sur le chemin.
On vivait au rythme du soleil. Le matin, on partait vers le bloc sanitaire, la serviette sur l'épaule et le nécessaire de toilette dans une petite bassine en plastique. On y croisait tout le camping en pyjama, on discutait de la température de l'eau des douches (souvent soit glacée, soit bouillante) en attendant son tour.
L'après-midi, c'était le bruit des boules de pétanque qui s'entrechoquent et le sifflement du Campingaz pour le café. On mangeait sur ces tables en Formica qui n'étaient jamais stables, assis sur des tabourets pliants qui nous pinçaient les cuisses. On n'avait pas de glacière électrique, juste des pains de glace qu'on allait échanger tous les matins à l'accueil du camping.
Et les gamins... On était une meute ! On partait à vélo dès 9h du matin, les genoux couronnés de mercurochrome, et la seule consigne c'était : *"Rentrez quand il commence à faire sombre"*. On se faisait des amis pour la vie en jouant avec trois cailloux et un ballon dégonflé.
Le soir, on s'éclairait à la lampe à pétrole qui attirait tous les moustiques du département. On écoutait les rires des voisins de l'autre côté de la haie. Il n'y avait pas de clôtures, pas de codes Wi-Fi, juste une grande famille de vacances sous la toile.
On n'avait pas de confort, mais on avait tout le reste.