04/09/2026
J’ai découvert les chevaux en Allemagne lorsque j’avais 3 ans. Mes parents n’étaient pas issus de ce milieu. Mon père m’a emmené un dimanche après midi pluvieux dans un manège, j’ai eu droit de m’asseoir sur un cheval à la fin d’une leçon. A partir de ce moment là, j’ai eu le droit de passer du temps avec les chevaux tous les dimanches: les caresser et les observer seulement. C’est à partir de mes 10 ans que j’ai eu le droit de monter à cheval.
J’ai commencé à épargner mon argent de poche pour m’acheter mon premier cheval, dès que j’avais 3 ans.
J’ai commencé à monter à cheval avec Veinstein à 10 ans, dans des séances de voltige.
Un souvenir marquant:
J’ai fait du cheval tout au long de ma vie, et pris énormément de leçon. Un jour, après une leçon difficile et dans la force, je me suis dit: j’arrête de faire du cheval, je ne veux pas faire mal au cheval ni à mon corps. J’avais 25 ans. C’est à ce moment là que ma vision de l’equitation et du cheval a changée. J’ai rencontré une cavalière qui avait appris auprès de louis Valenza. Elle m’a mise sur son cheval, à cru, au piaffé. La sensation de liberté était incroyable. Tout fonctionnait avec la respiration, sans contrainte et sans forcer. Ça a été le moment déclencheur pour trouver d’autres façons de faire avec les chevaux.
Aujourd’hui, l’equitation classique enseignée, j’en suis très loin. Ça ne me convient plus du tout.
Mon histoire équestre a aussi été marquée par mon passage en Afrique du Sud et au Botswana. J’y ai découvert la liberté à travers l’espace qui leur été accordé: sur 7500 hectares la journée, rentrés le soir pour être protégés des prédateurs. Des troupeaux de 30 chevaux. On se retrouvait à les chercher très longtemps. Ils s’alimentaient selon tout un parcours. Cette liberté de ne pas avoir de cloture, de voir des troupeaux qui rentrent au grand galop, des interactions naturelles entre eux, c’est ce qui m’a fait remettre en question la façon dont on détient les chevaux en Europe. Cela m’a donné l’envie de créer un espace digne des chevaux, de les accueillir en semi liberté comme ici.