Hotel La Louisiane

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Hotel La Louisiane Bookings my email or phone Wifi haut-débit inclus. Plusieurs salles de réunion: 65m2, 50m2 et 45m2. Deux escaliers et deux ascenseurs. Excellente literie.

Hotel La Louisiane, in the heart of Saint-Germain-des-Prés since 1823, the oldest hotel in Paris, has been a haven for renowned writers, artists, musicians, filmmakers, poets, and mostly travellers from all over the world. Chaque jour ici, sur notre page HôtelLaLouisiane, nos articles et photos racontent notre actualité, notre histoire et autour présentent restaurants, cafés, galeries, événements et la vie à Saint-Germain-des-Prés :
https://lnkd.in/eP-fz8T

Nuit d'hôtel en chambre simple, double (à 2 lits simples ou un grand lit), triple, quadruple, quintuple, sextuple ou Suite de 2 pièces. Emplacement de parking réservé sur rue (sur requête préalable uniquement). Chambres sur rue ou sur une cour intérieure au calme. Réception ouverte 24h24, enregistrement rapide. Téléphone +33 (0) 144 321 717

La Louisiane vous présente la deuxième sélection 2026 du Prix Rive Gauche à Paris, présidé par Laurence Biava :- Roman f...
19/10/2026

La Louisiane vous présente la deuxième sélection 2026 du Prix Rive Gauche à Paris, présidé par Laurence Biava :

- Roman français : 6 ouvrages, dont les auteurs sont Thomas Morales, Cyrille Falisse, Cécile Chabaud, Christophe Langlois, Daphné Tamage et Michel Bernard.
- Roman étranger : 3 ouvrages, de Lavinia Braniște, Douglas Stuart et Lukas Bärfuss.

La proclamation des lauréats est prévue la première semaine de décembre 2026,. Clin d'œil amusant, ce Prix Rive Gauche sera annoncé Rive Droite ! Certes, la littérature n'a jamais connu de frontières, pas même celle de la Seine. Mais Antoine Blondin, célèbre résident de La Louisiane et germanopratin inégalable, a tranché : "Je ne traverse jamais le boulevard Saint-Germain, sauf pour aller à Tokyo », écrit-il dans Monsieur Jadis. Et il n'est jamais allé à Tokyo.

Neuf romans, six français et trois étrangers, poursuivent donc leur chemin vers la proclamation des lauréats, prévue la première semaine de décembre. Des histoires d'amour et de disparition, des destins de femmes, des interrogations sur la liberté, l'identité, la création artistique ou les blessures de l'Histoire : cette sélection témoigne de la diversité et de la vitalité de la littérature contemporaine, La Louisiane les aime tous et vous en recommande l'acquisition et la lecture.

PRIX RIVE GAUCHE DU ROMAN FRANCAIS

- Les Tendresses de Zanzibar de Thomas Morales aux Éditions du Rocher
Un roman d'amour et de mémoire, où les souvenirs d'un couple se déploient entre Paris, Rome, la Corse et les paysages de la nostalgie. Une déclaration tendre et mélancolique à la femme aimée, devenue une méditation sur le bonheur disparu et la douleur de l'absence.
Écrivain, essayiste et chroniqueur au Figaro, Thomas Morales cultive une écriture élégante, nourrie de cinéma, de littérature et de souvenirs du XXe siècle.

- Fatal Eros de Cyrille Falisse, une Coéditions Maurice Nadeau et À vif ; l'un de nos préférés
À Paris, Terrence et Ava forment un couple que tout le monde envie. Mais lorsque le désir s'éteint chez elle, l'amour ne suffit plus à apaiser les obsessions de Terrence, qui sombre dans une spirale inquiétante. Un roman sombre sur les frontières incertaines entre passion amoureuse, frustration et pulsions destructrices.
Libraire en Provence, Cyrille Falisse signe ici son deuxième roman, après Seuls les fantômes, publié en 2024.

- Si nous n'étions captives de Cécile Chabaud aux Éditions de l'Archipel
Un roman historique qui nous entraîne à la rencontre des femmes, des écrivains et des bouleversements politiques de la France révolutionnaire et postrévolutionnaire. À travers les destins et les combats de ses personnages, Cécile Chabaud interroge les rapports entre littérature, condition féminine et liberté.
Professeure de lettres et romancière, Cécile Chabaud s'est notamment illustrée par ses récits consacrés à des figures féminines historiques, dont Rachilde, homme de lettres.

- Je commence toujours par le ciel de Christophe Langlois aux Éditions des Instants
Au cœur de l'hiver 1879-1880, Alfred Sisley, accablé de difficultés financières, quitte la région parisienne avec sa famille pour rejoindre la vallée du Loing. Dans cette biographie romancée du grand peintre impressionniste, Christophe Langlois explore le rapport intime entre l'artiste, la lumière et la nature, et cette fidélité obstinée à la peinture malgré l'adversité.
Poète, nouvelliste et romancier, Christophe Langlois a notamment reçu le Grand Prix de l'Imaginaire en 2012 pour son recueil Boire la tasse.

- Le Chant des contraires de Daphné Tamage aux Éditions Stock, roman que nous saluons pour la qualité de son écriture
À Paris, le soir du Nouvel An, Apolline, jeune romancière, se retrouve enfermée dans son studio alors qu'elle doit rejoindre une soirée décisive pour son avenir. Cette mésaventure devient le point de départ d'une exploration pleine d'ironie des contradictions humaines, des ambitions littéraires et des doutes qui accompagnent la recherche de soi.
Romancière belge, Daphné Tamage développe une œuvre singulière où l'humour, l'autofiction et la fragilité des sentiments se rencontrent.

- L'Automne d'André Derain de Michel Bernard aux Éditions Les Belles Lettres
En revenant sur le voyage du peintre André Derain dans l'Allemagne nazie en 1941, Michel Bernard explore l'un des épisodes les plus controversés de la vie de l'artiste. Un roman sur la création, la compromission, les ambiguïtés morales et les responsabilités de l'artiste face à l'Histoire.
Écrivain reconnu pour ses romans historiques et ses portraits d'artistes, Michel Bernard fait dialoguer avec subtilité la littérature, la peinture et la mémoire collective.

PRIX RIVE GAUCHE DU ROMAN ÉTRANGER

- Camping de Lavinia Braniște aux Éditions des Syrtes ; traduit du roumain par Sylvain Audet-Găinar
Sofia, une Roumaine installée depuis vingt ans en Espagne, s'apprête à quitter le camping où elle travaille pour retourner dans son pays natal. Dans ce récit sensible du déracinement, Lavinia Braniște évoque l'exil ordinaire, la précarité et cette étrange douleur de ne plus appartenir tout à fait à aucun pays.
Figure de la littérature roumaine contemporaine, elle porte un regard particulièrement attentif sur les existences modestes et les bouleversements intimes provoqués par les migrations.

- John, fils de John de Douglas Stuart aux Éditions Globe ; traduit de l'anglais par Charles Bonnot
Sur l'île écossaise de Harris, Cal revient auprès d'un père autoritaire et d'une communauté dominée par les traditions religieuses. Derrière le silence familial se cachent des secrets qui interrogent la filiation, le désir, la honte et la difficulté de vivre librement.
Écrivain écossais révélé internationalement par Shuggie Bain, lauréat du Booker Prize 2020, Douglas Stuart poursuit son exploration des blessures familiales et des identités contrariées.

- Les Miettes de Lukas Bärfuss aux Éditions Zoé ; traduit de l'allemand par Camille Luscher
Dans la Suisse des années 1970, Adelina, fille d'immigrés italiens, doit affronter les dettes, le travail à l'usine et l'abandon, tout en élevant sa fille. À travers cette existence marquée par la précarité, Lukas Bärfuss compose un roman social puissant sur les inégalités, la dignité et la résistance quotidienne.
Romancier et dramaturge suisse de langue allemande, il est connu pour son engagement intellectuel et son regard critique sur les injustices contemporaines.

Rendez-vous la première semaine de décembre 2026 pour découvrir les lauréats !

Rendez-vous ce soir pour la lecture d'Ahmed Dich !A partir de 19h00Rsvp : charlotte@hotellalouisiane.comCharlotte Saliou...
08/10/2026

Rendez-vous ce soir pour la lecture d'Ahmed Dich !
A partir de 19h00
Rsvp : [email protected]
Charlotte Saliou

Ahmed Dich sera de retour à l'hôtel La Louisiane, au coeur de Saint-Germain-des-Prés, ce jeudi 8 octobre à 19h pour une lecture de "Quelques rêves incertains" et nous partager les extraits de ce texte qui lui tient à cœur.
Extrait :
"Dans le rétroviseur tendu par la nostalgie, ne subsiste plus que quelques vestiges des Trente Glorieuses, dont l’image fanée paraît maintenant irréelle.
Seules les images d’archives nous renvoient encore quelques échos de cette époque où la vie en France ressemblait à une publicité grandeur nature pour vantait le bonheur sur terre.
Que la fête semblait belle.
Même le prolo avait droit à sa fièvre du samedi soir.
L’explosion de mai 1968 avait insufflé un désir de liberté, offrant une décennie 1970 sur mesure à une jeunesse qui ne pensait qu’à se dépuceler.
Le pauvre Général, piégé par sa propre stature devenue trop encombrante, avait fini par plier les cannes à pêche, cédant ainsi le fauteuil à un poète contrarié.
Le grand Georges Pompidou n’hésitait alors pas à paraphraser Victor Hugo pour donner sa propre vision de l’art et de la vie, et chacun d’applaudir un président fin lettré.
À chacun ses vaches sacrées, mais qu’importe.
Les loyers n’étaient pas chers et le coït enfin à portée de tous, et sans risque. Une chaude pisse ou un avortement, c’était presque cadeau. La pénicilline et la confession faisaient le reste.
On pensait que la fête durerait pour l’éternité.
Le triomphe du peuple et la gloire pour la nation.
Dany le rouge avait déjà quitté le navire pour aller se planquer sous d’autres cieux, mais l’époque avait déjà engendré de nouveaux héros.
Les exploits de Tabarly ennoblissaient la voile française, tandis que le professeur Cabrol redonnait espoir à ses compatriotes, déjà à bout de souffle…"

Quelques rêves incertains en résumé : "Le « coq gaulois », fier et orgueilleux, n’a pas toujours été un mouton tondu. Et les Français commencent à se réveiller de cette longue nuit blanche, qui dure depuis quatre décennies. Dans le rétroviseur, tendu par la nostalgie, ne subsistent plus que quelques vestiges des Trente Glorieuses, dont l’image fanée paraît maintenant irréelle. La gu**le de bois est sévère. Victimes du syndrome de Stockholm, certains continuent pourtant d’y croire au lendemain qui chante, alors que la chanson des Restos du coeur leur a déjà..."

Prix Rive Gauche à Paris :La deuxième sélection 2026 du Prix Rive Gauche du roman français, du roman étranger et de la r...
08/10/2026

Prix Rive Gauche à Paris :

La deuxième sélection 2026 du Prix Rive Gauche du roman français, du roman étranger et de la revue ci-dessous.

Rendez-vous au mois de décembre pour connaître les lauréats, qui seront annoncés par la présidente du Prix, Laurence Biava.

Saint Germain des Pres
Laurence Biava

PROJET UN TEXTE ET DES PHOTOS Episode 3Depuis plusieurs semaines, nous menons ce projet : Collecter des textes sur l'Hôt...
06/10/2026

PROJET UN TEXTE ET DES PHOTOS
Episode 3

Depuis plusieurs semaines, nous menons ce projet : Collecter des textes sur l'Hôtel La Louisiane ainsi que des photos et des portraits de leurs auteur(e)s réalisés par le photographe Mario Ghabali.

L'écrivaine Daphné Tamage auteure du roman "Le Chant des Contraires" a déjà posé sous le regard bienveillant de Mario, et elle a écrit son texte, comme la poétesse Claire Médard qui, ayant passé quelques nuits à la Louisiane, a laissé trace de son souvenir avec un poème. Elle vient de publier le recueil "Laisse Béton". Nous avons partagé leurs textes et leurs photographies sur ce mur, il y a déjà plusieurs semaines.

A son tour, Charlotte Saliou propose un texte qui est en fait un extrait de son livre "Le Refuge des étoiles" paru en 2023, un roman poétique consacré à l'hôtel La Louisiane.

Ici, au fil des lignes qui suivent, la narratrice, une voleuse d'histoires, une cambrioleuse d'appartements, écoute son ami Serge lui parler de l'expérience qu'il a vécue dans le mythique hôtel du 60, rue de Seine, au coeur de Saint-Germain-des-Prés. Il était, comme elle au même âge, réceptionniste à l'Hôtel La Louisiane.

Si vous êtes auteur(e)s, artistes, ultra-sensibles, amoureux des lieux et de la Louisiane en particulier, que vous voulez jouer avec nous, alors, écrivez à [email protected]

***

"Chapitre :

Serge, enfin, tu es là !

« Bel ange,
connais-tu la liberté ? »

À cette idée, Serge souhaitait réagir. Il en oublia
toutes les formes de retenues habituelles.
— La mort ne me fait plus peur, elle m’apprivoise
chaque jour. Plus elle s’approche, plus l’enfant que je demeure ouvre les yeux. Je me sens mieux qu’auparavant. Les gens meurent dans ton hôtel, ils vivent puis disparaissent. Entre le premier cri et le dernier souffle, une conversation légère comme les ailes d’un oiseau, douloureuse comme un
nid qui tombe à terre, les anime. Les plus
vivants surtout. Ceux qui savent rire.
Après avoir fait sortir un petit souffle de sa gorge, il put reprendre.
— Je pense que tu devrais t’amuser encore plus,
d’autant plus que La Louisiane s’y prête, ton refuge a Connu quelques heures de gloire et de croissance dans les années 1970, une décennie qui dévorait la liberté, et l’inhalait aussi. Ta jeunesse me semble bien sérieuse, semblable à celle des troubadours... Les chansonniers du
cœur se maintiennent dans l’oisiveté à l’ombre de leur dame, cloîtrés dans des refrains, soumis aux canevas des sentiments et de la rime. Ils marchent dans les pas des autres, de leurs frères, de leurs pères. La tradition d’aimer, de déclarer sa flamme ou de faire l’éloge des grâces d’une
dame, cela revient à se marier. À se détourner des cavales et des vagabondages. Toi, tu voles des moments de vie, des tronçons d’espoirs, et pourtant jamais tu ne m’as explicitement demandé de te raconter ma jeunesse. Celle que j’ai vécue à une époque où les voitures roulaient à
l’essence et polluaient les brumes, où l’on fumait partout, y compris dans les trains, où l’insécurité planait sur nous, avec une forme de tendresse indescriptible. Chaque jour, en omettant d’attacher notre ceinture, alors que l’engin roulait vite sur des routes jonchées de platanes, nous revivions avec innocence les premiers pas des plus jeunes.
Ils apprennent à tomber, une main plus responsable et aimante les aide à se relever. Si demain je meurs, l’être imaginaire, plus fort que tous les feux, viendra me chercher, et nous embarquerons pour des terres éternelles,
sur les eaux des lacs quand ses vapeurs s’unissent au ciel, et que les bleus se fondent les uns aux autres.» Tu l’as compris, je n’ai pas toujours été le vieil homme de cette rue, de cet appartement que tu as failli cambrioler. En me racontant toute cette histoire, tu voles
mon passé, celui d’un ancien jeune homme qui rêvait de cinéma, de théâtre, et d’un Paris de succès. Le besoin d’argent est malheureusement plus fort que nos désirs et nos caprices… À mes dix-huit ans, j’ai dû m’obliger au travail, ce qui implique des sacrifices et des horaires, un
rythme marginal à la Bohème. Je suis devenu réceptionniste à La Louisiane, moi aussi, dans ce jeune âge. Heureusement, je l’ai été à ce moment de grande adolescence, où les maîtres de l’altermondialisme, comme Jean Ziegler, les figures de proue de l’art contemporain si bien représenté par Keith Haring et les réalisateurs interlopes tel Barbet Schroeder y dormaient sur des périodes plus ou moins longues. Leurs excès étaient leur sagesse. Le plaisir de créer et de réfléchir envahissait les espaces de la
réception. Keith Haring dessinait ses personnages sur des serviettes de bain qu’il offrait aux standardistes. Un homme prénommé Monsieur Louis laissait gambader ses idées dans la chambre 10 où des jeunes gens à peine
majeurs l’écoutaient attentivement. L’un d’entre eux est devenu un maître de la pop, je crois que tu le connais un peu, tu m’en as parlé ! Une lueur dans tes yeux te trahit. S’il n’y avait eu qu’eux… Tous ceux qui sont devenus célèbres illustrent les générations de passagers-voyageurs qui se bousculent et qui ont dans leur bouche une soif de liberté quasi égoïste. La Louisiane est
l’hôtel de l’adolescence qui dure, et qui le fait avec force etnjoie, qui met en branle les inspirations et les spirales de la création. Mais parfois, il faut savoir partir. C’est ce que j’ai fait. Et, j’ai roulé ma bosse… Mon existence est toujours demeurée nomade, après ce passage louisianais, quand j’y
ai déposé mon cœur afin qu’il trouve sa racine.
Alors, réceptionniste comme tu l’es aujourd’hui, je me blottissais contre le dossier d’une chaise de bureau, je m’y enfonçais sans me surveiller. Et je recommençais, chaque jour. À cette époque, je butinais : un café noir dans une tasse impeccablement blanche, un sandwich jambon beurre délicieusement simple, un tee-shirt en jersey de coton de faible qualité, une place de cinéma, un livre de poche amassant mille trésors de mots, écrits par un auteur qu’on a tous lu sans jamais l’avoir vraiment fait. Parfois, j’ouvrais le bouquin et, à ce moment-là encore, je le picorais. Une page me conduisait ; je ne suivais pas l’ordre chronologique ni le mouvement naturel de cet objet qui se dépliait… Encore aujourd’hui, après avoir lu une page, j’ai l’impression de l’avoir écrite moi-même. Sans pour autant l’avoir apprise par cœur. Disons qu’à force de l’user de mes yeux, elle devient floue, puis elle passe au blanc. La page blanche m’offre de quoi fantasmer ; un terreau neutre dans lequel je plante mes inspirations et mon imaginaire effarouchés. Une fois ce mouvement du regard opéré, que l’on qualifierait d’échappée du livre, je grave des idées dans le vide ; elles sont plus ou moins claires, et d’autres sont très sombres. » Et c’est aussi à La Louisiane que j’ouvrais le rideau de la salle de spectacle intérieure où l’opérette avait lieu :
je m’écoutais comme si Narcisse était doté d’oreillettes. Quelle joie de s’entendre ne rien faire du tout ! Surtout, bien sûr, quand Paris s’agite autour de vous. Accoudé au bureau, qui est en fait la réception de l’hôtel La Louisiane, je dormais à moitié sans pour autant oublier de faire mon
travail... Avachi dans mon siège, j’inscrivais sur du papier le prénom et le nom des résidents de l’hôtel, sans oublier d’illustrer d’un point vert leurs arrivées et leurs départs d’un point rouge. « Start » et « Stop »… En deux actions, le voyageur quitte sa traversée ; il dépose son corps sur un lit inconnu. Puis le voyageur repart, il s’échappe des lieux
et il retrouve les dangers de son vol, son voyage. Dans cet hôtel, je me sentais perdu, au loin, à l’horizon de rien : je n’étais vraiment pas dévoué à mon servage ; et je ne me sentais pas esclave pour un sou. À peine travailleur… Être réceptionniste pourrait être ennuyeux pour n’importe qui. Pour moi, cela avait été une révélation : je pouvais, étrangement, baigner dans une rêverie permanente auréolée de provocations narcissiques. Je noyais le tout dans les merveilleuses mondanités du VIe arrondissement. Et j’étais dévoué à ma tâche : en vrai petit marquis, je me jetais très régulièrement dans le gosier des thés, cafés, verres de mélismes, assis sur les chaises des terrasses du quartier. Je conversais avec mes soi-disant « semblables », de tout, de rien, de l’un qui fait le nombre, du chiffre infini… Finalement, ma vie était assez semblable à un théromème... Un monstre de chiffres incompréhensibles dont la finitude ne serait décidée que par la faucheuse. Pour quelqu’un qui croit en l’au-delà, rien à craindre. Pour l’instant, à l’horizontale de mon existence, j’allais dans un deuxième temps poursuivre l’aventure en mode ascensionnel et toucher le ciel. Certains jours donc, je tenais le bavoir à des gens brillants. Parfois, ils étaient plus crétins, voire étroits d’esprit et sans aisance. Dans ce décor, ils paraissaient comme des princes de contes urbains. Si la lune se mettait à éclairer pleinement la scène, je les projetais sur la toile d’un grand écran. Je me sentais au cinéma. L’influence du décor et de l’environnement sur les autres m’a toujours impressionné. Pour rien au monde, je ne pourrais vivre à la campagne, j’aurais bien trop peur de me transformer en fourmi… L’âme des cigales est belle et la vie si courte. »
La nuit, à la réception, quand je jouais à être veilleur tout en étant rémunéré, mon esprit bavait du soliloque : Entre les épais murs de l’hôtel La Louisiane, je me mettais à claironner mes vertus quand celles-ci venaient à défaillir et je me justifiais souvent d’avoir fait pleurer des filles. L’hôtel se transformait en tribunal et accueillait les aveux de mon inconscient qui devait, afin de faire régner l’ordre, dire la vérité, toute la vérité... (...)

Hotel La Louisiane Charlotte Saliou

C'était le 18 septembre, le désir et ses troubles ont envahi les salons du rez-de-chaussée à l'Hôtel La Louisiane. Le ro...
02/10/2026

C'était le 18 septembre, le désir et ses troubles ont envahi les salons du rez-de-chaussée à l'Hôtel La Louisiane.

Le romancier Cyrille Falisse est venu dédicacer son livre "Fatal Eros" édité chez Maurice Nadeau et Vif, sous le regard fier et benveillant de Delphine Chaume, son éditrice. Fatal Eros fait le récit de la perte du désir dans un couple d'aujourd'hui, l'homme et la femme ne réussissent plus à vivre d'amour et d'eau fraiche, ils cherchent le plaisir par l'excés ou l'artifice. Leurs errances les poussent à vivre des expériences sensorielles et intellectuelles, des aventures étranges. Trouveront-ils une issue à cette crise de couple ?
Le style de Cyrille Falisse rejoint toutes sortes de belles contradictions : poésie et brutalité, grâce et saleté, modernité sur des tonalités classiques...

Retour sur cette soirée "Fatal Eros" en photographies qui s'est déroulé à l'hôtel La Louisiane le 18 septembre.
Crédits photos

Cyrille Falisse Xavier Blanchot Charlotte Saliou
Saint Germain des Pres Hotel La Louisiane

SOIREE LITTERAIRE ce MERCREDI 23 SEPTEMBRE à 19h Rencontre autour de LA NRF à l’Hôtel La Louisiane à PARIS 6eSigne des t...
23/09/2026

SOIREE LITTERAIRE ce MERCREDI 23 SEPTEMBRE à 19h
Rencontre autour de LA NRF à l’Hôtel La Louisiane à PARIS 6e

Signe des temps, les représentations de la maternité ont beaucoup changé depuis que les femmes sont plus nombreuses à écrire.
Revue trimestrielle des écrivains, La NRF consacre un numéro aux figures de la mère – bonne ou mauvaise – dans les livres, des textes sacrés aux classiques, chez Marcel Proust, Romain Gary, Albert Cohen et Hervé Bazin. La revue sera en vente sur place.
Soirée en présence de quatre auteurs de La Nouvelle Revue Française, les écrivains :
Sofia Aouine, Virginie Bloch Lainé, Carole Fives, Frédéric Boyer
Et Olivia Gesbert, directrice de La NRF

À partir de 19h à l’Hôtel La Louisiane, au coeur de Saint-Germain-des-Prés,
60 rue de Seine, VIe, Paris
La rencontre sera suivie d’un cocktail

RSVP à [email protected]

Exposition jusqu'au 22 septembre 202695 rue de Seine 75006, Paris, au coeur de Saint-Germain-des-Prés.L'artiste qui nous...
12/09/2026

Exposition jusqu'au 22 septembre 2026
95 rue de Seine 75006, Paris, au coeur de Saint-Germain-des-Prés.
L'artiste qui nous fait régulièrement l'honneur de sa présence à l'Hôtel La Louisiane, Delphine Sales Montebello, propose son univers pictural lumineux, aux couleurs chantantes, rendez-vous à la galerie Pixi.

Une trace après l'oubli, des précieuses images écartées du pesant réel; un enfant brandit la couleur et le sage porte un livre. Le tyran désobéit et tout autour des champs, des mirages s'épanouissent. Les yeux écarlates des familles idéales pleurent ou s'enivrent.
Toutes ces belles distorsions nous ouvrent un chemin vers l'imaginaire; il en sait des choses...

Venez découvrir les oeuvres de Delphine Sales Montebello à la galerie Pixi chez Marie Victoire Poliakoff.


Hotel La Louisiane Saint Germain des Pres

Adresse

60, Rue De Seine
Paris
75006

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