Hotel La Louisiane

Hotel La Louisiane Bookings my email or phone Wifi haut-débit inclus. Plusieurs salles de réunion: 65m2, 50m2 et 45m2. Deux escaliers et deux ascenseurs. Excellente literie.
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Hotel La Louisiane, in the heart of Saint-Germain-des-Prés since 1823, the oldest hotel in Paris, has been a haven for renowned writers, artists, musicians, filmmakers, poets, and mostly travellers from all over the world. Chaque jour ici, sur notre page HôtelLaLouisiane, nos articles et photos racontent notre actualité, notre histoire et autour présentent restaurants, cafés, galeries, événements

et la vie à Saint-Germain-des-Prés :
https://lnkd.in/eP-fz8T

Nuit d'hôtel en chambre simple, double (à 2 lits simples ou un grand lit), triple, quadruple, quintuple, sextuple ou Suite de 2 pièces. Emplacement de parking réservé sur rue (sur requête préalable uniquement). Chambres sur rue ou sur une cour intérieure au calme. Réception ouverte 24h24, enregistrement rapide. Téléphone +33 (0) 144 321 717

RENDEZ-VOUS CE WEEK-END SUR LA PLACE DE SAINT-GERMAIN-DES-PRES pour cette 3e édition → 6 & 7 juin 2026 pour fêter le liv...
05/06/2026

RENDEZ-VOUS CE WEEK-END SUR LA PLACE DE SAINT-GERMAIN-DES-PRES pour cette 3e édition → 6 & 7 juin 2026 pour fêter le livre et plus largement la littérature : au programme, dédicaces, dictée géante, débats...

Sidonie Bonnec, Maryse Burgot, Adélaïde de Clermont-Tonnerre,
Sarah Chiche, Philippe Corbé, Michel Cymes, Olivier Delacroix,
Nicolas d’Estienne d’Orves, David Foenkinos, Éric Giacometti,
Marc Levy, Justine Lévy, Christine Ockrent, Jean-Michel Ribes,
Jean-Christophe Rufin, Bernard Werber...

Pas moins de 70 auteurs et autrices se réunissent sur la
place Saint-Germain-des-Prés pour un Salon gratuit et ouvert à tous, à la veille des départs estivaux. Avec plus de 4 000 visiteurs, 40 maisons d’édition et 70 écrivains réunis chaque année, le Salon du livre Saint-Germain-des-Prés revient les 6 et 7 juin prochains pour une troisième édition, au cœur même du poumon artistique du quartier littéraire de Paris, sur la mythique place de Saint-Germain-des-Prés.

Toujours sous l’impulsion de Carole Fernandez, le Salon du livre de Saint Germain-des-Prés « Des pages avant la plage », est devenu uen agréable escale avant le départ en vacances. Imaginez : prolonger le plaisir de lire en plein air, au cœur du Paris historique, tout en échangeant avec les plus grandes plumes d’aujourd’hui. Soutenu par les institutions mythiques et emblématiques du quartier — Les Deux Magots, Lipp, L’écume des Pages et Castel — ce rendez-vous fait revivre l’âme historique de la Rive Gauche.

Inspiré des grandes heures germanopratines des Deux Magots — où se croisaient Boris Vian, Simone de Beauvoir,
Jean-Paul Sartre ou Ernest Hemingway — un nouveau café littéraire s’installe face à l’établissement mythique pour
accueillir débats, conférences et rencontres de prestige. Rythmé par une programmation riche explorant tous les genres littéraires, l’événement adopte des allures de festival. Le Salon sera ainsi ponctué par des ateliers
participatifs — lecture, écriture, calligraphie ou encore dictée géante — spécialement conçus pour réunir et captiver
aussi bien les adultes que la jeunesse...

La Louisiane SSaint Germain des Pres DDes pages avant la plage

L’hôtel La Louisiane dans le livre « Hôtels littéraires, voyage autour de la Terre », (ed.2005)Par Nathalie H. de Saint ...
04/06/2026

L’hôtel La Louisiane dans le livre « Hôtels littéraires, voyage autour de la Terre », (ed.2005)
Par Nathalie H. de Saint Phalle

« Jamais aucun de mes abris ne s’étant tant approché de mes rêves » - Simone de Beauvoir

Dans son livre, « Hôtels littéraires, voyage autour de la terre », Nathalie H. De Saint Phalle, écrivaine, consacre quelques pages à l’hôtel La Louisiane. Elle y fait le récit de l’installation de Simone de Beauvoir et Jean Paul Sartre en octobre 1943. Ces deux grandes personnalités du monde des Lettres y avaient pris leurs habitudes : ils écrivaient, réfléchissaient, participant ainsi à l’effervescence intellectuelle de la Louisiane, mais aussi, ils se distrayaient sur la terrasse du 6e étage. Simone de Beauvoir écrivit : « Je ne supportais pas ces bains de chaleur contre la dureté du ciment mais, le soir, j’aimais m’asseoir là-haut, au-dessus des toits, pour lire et pour causer ». Et baigner au-dessus des toits de Paris.
Aussi, dans son livre, Nathalie H. de Saint Phalle raconte sa rencontre avec Albert Cossery (mort en 2008 à l’hôtel après plus de quarante ans de résidence).
« Il a choisi La Louisiane parce que des modèles et des actrices y vivaient alors (…), Il restera libre et léger, sans bagages, avec pour seul bien précieux le manuscrit en cours ».

Résumé du livre :
« D'Aden à Zurich, de l'Europe à l'Asie, des Amériques à l'Afrique, ce livre est un tour du monde des hôtels de la littérature. Réel ou fictif, palace, pension, auberge ou motel, l'hôtel a toujours occupé une place privilégiée dans l'imaginaire romanesque. Pour les écrivains comme pour leurs personnages, ce lieu de passage est le théâtre de tous les drames, de toutes les passions. On peut y trouver la mort comme Tchekhov ou Lautréamont, la passion comme Apollinaire et Lou, ou Lo**ta, des fantômes comme Julien Green ou Yeats, des voleurs comme Maïakovski ou Zweig...
Plus qu'une simple évocation des lieux, c'est à un voyage en littérature que nous convie Nathalie H. de Saint Phalle. Une promenade sur plus de deux siècles, aux accents parfois nostalgiques ou drôles, un parcours sans fin que chacun pourra prolonger à sa guise ».

Eros en Feu, son avis de lecteur
« L’homme est un esprit voyageur tissu à l'intérieur de la Grande Chrysalide du Monde. Son miroir subliminal et son arcane, c'est la métamorphose, un rite de passage. L'hôtel est l'image même de ce processus, le lieu par excellence où la vie se déroule dans toutes ses facettes. Un mouvement perpétuel de papillons monarques où les verbes Voyager et Voguer n'en font qu'un ! Hit the Road ! Aux Caravansérails de l'Inconnu ! »

31/05/2026

La Louisiane, à jamais l'hôtel des pierres qui roulent. Baron André aux percussions et notre réceptionniste Jojo à la basse. Mais qui tient le desk ?

Papa was a rolling stone
Wherever he laid his hat was his home
And when he died, all he left us was alone
Papa was a rolling stone (my son, yeah)
Wherever he laid his hat was his home
And when he died, all he left us was alone

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Rendez-vous mercredi 3 juin à 18h30 pour une lecture-rencontre d'Ahmed Dich.Ahmed Dich est un écrivain dont la trajectoi...
31/05/2026

Rendez-vous mercredi 3 juin à 18h30 pour une lecture-rencontre d'Ahmed Dich.

Ahmed Dich est un écrivain dont la trajectoire s’est construite en dehors des sentiers balisés de la littérature française. Son œuvre explore les tensions de l’âme humaine.
Ses textes interrogent la solitude, la filiation, la mémoire et les blessures invisibles, dans une recherche de justesse et de clarté.

Auteur de sept livres, ainsi que d’une œuvre poétique en vers et en prose, il développe une écriture traversée par une sensibilité constante aux failles humaines et à ce qui, en elles, résiste et se transforme.
« L’époque ne maltraite pas seulement les hommes. Les mots aussi ont subi de sévères outrages, à force d’avoir été détournés, pillés, trahis, en toute impunité. »

La vie Rue de Buci à Paris, routine si simpleRue de Buci, les fenêtres de la chambre 14, de la 15, la 16, la 17 comme de...
26/05/2026

La vie Rue de Buci à Paris, routine si simple

Rue de Buci, les fenêtres de la chambre 14, de la 15, la 16, la 17 comme de la 19, à l’étage noble de l’hôtel La Louisiane – donc le deuxième, s’ouvrent sur l’extérieur, sur la ville. Elles offrent aux voyageurs y résidant une vue privilégiée sur cette antique voie de Saint-Germain-des-Prés anciennement dite « rue de Bussy ». En tournant le regard à droite, on aperçoit la rue de Seine et les célèbres arcades du Bar du Marché, le « BDM ».
Bien-sûr depuis la rotonde qui fait l’angle, la chambre 19, c’est en face en contrebas que le voyageur découvre la terrasse du BDM. Il lui suffira de mettre un pied sur le balcon pour qu’il s’établisse immédiatement une étrange proximité, une connivence avec ceux qui y sont attablés, sirotant un café ou un verre de rosé. Cette chambre 19 « ronde » comme celle qui la surplombe, la love room 36, ou celle qui la porte, la 10 chère à Juliette Gréco, a un privilège : comme ses voisines de la rue de Buci, 13, 14, 16 et 17, elle a un balcon. Leurs habitants se sentent un peu comme les seigneurs de Saint-Germain-des-Prés, et ceux de la 19 comme des rois du Quartier, vers lesquels on lève la tête et porte un toast.
Car ces chambres rondes sont le souvenir d’une tour de guet surveillant le carrefour. On y imagine facilement Simon de Bussy, ce rusé aventurier picard originaire d’un village nommé Buci près de Soissons, surveiller ses gens d’armes soulager les marchands de gros sous avant de les laisser rentrer dans Paris. Par quels noirs services rendus ce roturier se hissa-t-il jusqu’au conseil secret de Philippe VI de Valois ? Pour quelle raison ce roi de la nouvelle lignée des Valois, cet usurpateur des Capétiens et des Plantagenets anglais, a-t-il en 1339 anobli Simon et rendu très riche grâce à cet octroi de passage ? Titré en 1341 premier président du parlement de Paris, Simon « de Buci » pensait être zénith… mais non, Simon voulait une gloire éternelle. Et en 1352, voilà que ce chemin sinistre de 200 mètres de long qui menait à un cruel Pilori dressé près de l’abbaye Saint-Germain-des-Prés, fut rebaptisé « rue de Buci ». Est-ce le fantôme de Simon qui visita les rêves de Jean-Paul Sartre, célèbre habitant de la Chambre 19, pour lui souffler que « L’Existence précède l’Essence ? », en lui racontant comment il a d’abord existé, surgit dans le Moyen-Age, pour se définir après et rendre son nom immortel ?
Au milieu, en face des balcons, le Chai de l’Abbaye, longtemps tenu par l’ami Bernard, est devenu la propriété des exploitants de la Diva des Prés, quelques mètres plus loin rue de Seine, en face de la grande porte rouge de La Louisiane. Mais rien n’a trop changé. La clientèle des habitués s’y rend encore et s’installe en terrasse, sur les guéridons, ou au bar, un vrai « zinc ». Galeristes et marchands d’art se réunissent pour se détendre après de longues journées à examiner à la loupe des certificats d’authenticité de tableaux. Nous y croisons Anthony de la galerie A2Z rue de l’échaudée, en rendez-vous avec ses artistes si simples de gentillesse alors qu’ils viennent de l’Asie compliquée ; ou en en pleine conversation avec son ami, l’habitué et marchand d’art arménien Vahan, aux étranges aller-retours dans les steppes de l’est.
Les femmes aussi s’assoient sur les tabourets, le verre à la main, heureuses et seules … même si elles ne t**dent pas à se faire accoster, bon gré, mal gré. D’autres se réunissent ou honorent une rencontre professionnelle. Les projets de toutes et tous comme les velléités se déversent sur les tables et remplissent les verres des bons vins qui sont ici une tradition entretenue sans modération. Depuis les Buci rooms, au Chai, certains jours, on aperçoit aussi Xavier Blanchot, toujours heureux de saluer ses clients baguenaudant sur ses balcons d’un signe de main. Ce jour, il raconte son expérience récente à la télévision chinoise Mandarin TV, quand il y passa narrer le récit de l’histoire de La Louisiane et de Saint-Germain-des-Prés. Près de lui, une belle brune, souriante, se tient, un livre à la main…
La vie quotidienne se joue ainsi de choses routinières en spectacles d' une banalité rassurante : Flânant des yeux sur les vitrines de la boutique Kendosa, qui vient de changer ses présentoirs, le traiteur de Pastavino prend sa pause. Derrière la vitre de sa boutique, les paninis débordent, mais pas pour longtemps : ce sont les meilleurs du Quartier. Si l’œil pousse encore sur la droite, on aperçoit l’infatigable Madame C. la tenancière du traiteur chinois aux nems et nouilles illimités. En face, une longue file se dessine devant les fenêtres de la boulangerie Paul , où les clients attendent d’être servis de leur viennoiserie préférée.
Il y a encore quinze ans, la rue de Seine accueillait ses stands de fromages, sa charcuterie, son poissonnier, ses bouchers, ses maraîchers et ses fleuristes. Les germanopratins y faisaient leurs courses et à La Louisiane, selon que sa fenêtre s’ouvrait sur un tas de coquillages ou sur une flaque de sang, on demandait « une chambre sur mer » ou « une chambre sur abattoir ». Aujourd’hui, ce sont plutôt des fêt**des bringueuses et des bambochards noceurs venus des quatre coins du globe, escarpins ou baskets dernier cri aux pieds, qui s’y promènent sur une chaussée toute neuve et toute propre.
Cette évolution récente fait (un peu !) parler d’elle, elle est aimable et agréable pour certains, ou déplaisante pour les plus nostalgiques.
"Ca y est, ca y est" ! Voilà que passe sous nos pieds et nos balcons, Ali Akbar, le dernier crieur de journaux, bien capable d’envoyer un quotidien à l’étage si on lui jette une pièce ! Lui aussi a été anobli par le roi républicain en personne, le Président Macron. Le voilà comme Simon Chevalier, de l’Ordre du Mérite, pour bons et loyaux services. Le facétieux crieur l'a accepté ; contrairement à un autre célèbre germanopratin, l’indomptable Jean-Luc Godard qui disait ne pas aimer recevoir d'Ordres, et n'avoir aucun Mérite.
Il annonce les gros titres en brandissant « Le Monde » et mieux, « Le Gorafi ». Son habituelle et sonore acclamation « Ca y est, ça y est » précède l’information ; autour de lui, les passants et les clients des terrasses en rient, contents d'écouter celui qui résiste aux modes changeantes et à toutes les évolutions depuis des éons, lorsqu’il s’est installé à Paris
Il n'y à pas d'A-peu-Près à Saint-germain-des-Près.

Hotel La Louisiane Saint Germain des Pres

Le sable ne se vend pas dans le désertL’hôtelier n’est pas un commerçant comme les autres, sa sincérité compte de façon ...
25/05/2026

Le sable ne se vend pas dans le désert

L’hôtelier n’est pas un commerçant comme les autres, sa sincérité compte de façon essentielle. Il offre le gîte, le lit, la maison, le sommeil, la sécurité, l’intimité ; le secret aussi. Sans sincérité, un voyage censé être paradisiaque peut se transformer en enfer.
C’est ainsi qu’à La Louisiane, les vessies ne sont pas prises pour des lanternes. Point de spa, ni de piscine chauffée. Au prix des chambres, comment s’en plaindre ? Pas de télévision non plus. Pour ce qui est des hologrames, les fantômes de l’hôtel, si nombreux, sont là pour animer les nuits bleutées. Le voyageur dort dans un lit large et long, une bonne literie facilite le sommeil et ses rêves. Les rideaux, autrefois fleuris ont été remplacés par de lourdes tentures bleues qui empêchent les rayons du soleil de s’infiltrer dans l’espace.
Autour du dormeur, dans sa turne spartiate, des revues déposées sur les tables de chevet. Les meubles, longtemps, ont eu cette allure démodée qui offre tant de charme aux intérieurs des fermes rénovées et des maisons dans les villages à la campagne. Depuis plusieurs mois, l'hôtel a décidé d’offrir un nouveau lustre à ses ameublements essentiels, en faisant confectionner par un ébéniste boulliste des armoires, des penderies, des tables de chevet, des plateau de courtoisie ; en chêne. Sur le bois, est incrusté le logo de l'hôtel La Louisiane avec ce qui le caractérise : des vagues au cours paresseux pour illustrer la Seine, un clocher qui représente celui de l’Eglise Saint-Germain-des-Prés (la plus ancienne de Paris) et des étoiles, comme un noble salut à la royauté de ce Quartier fondé par les rois Valois.
L'hôtel a opté pour cette élégance simple, sans chichi, à l’image de La Louisiane, qui depuis 1928 et son rachat salvateur par la famille Blanchot, demeure une belle maison, une pension de Saint-Germain-des-Prés, où l’on s’offre le repos et un séjour au centre de Paris à un prix raisonnable.
Le tarif d'un service est un élément fondamental, il est le nerf de la guerre dans beaucoup de commerces, mais si à La Louisiane, le voyageur l’oublie, alors l’hôtelier aura respecté sa promesse et surtout, gagné son pari.
L’Hôtel La Louisiane, établi au cœur du quartier le plus cher de la capitale, dont les appartements sont vendus jusqu'à 26.000€ du mètre carré, met à disposition des chambres pour une location de 140 euros la nuitée et moins en basse saison ou pour des séjours longs. Il est l’hôtel qui offre le meilleure rapport entre Qualité et Prix au sein de ces rues qui serpentent, où sont installées des boutiques de luxe, des guinguettes, et forcément quelques pièges à touristes. Pour son écot, le voyageur aura un bon lit dans une chambre de quinze mètres carrés avec sa salle-de-bain privative.
Peut-être aura-t-il la joie de recevoir la visite d’un gentil spectre. Jim Morrison, enfièvrera-t-il sa nuit? Pour en être sûr, et mieux attirer les mânes du roi lézard, le plus malin programmera "When the music's over"... "Turn Off the lights" dans l'un de ses devices digitaux, grâce au WiFi abondant et offert.
L'esprit des artistes de renommée, des intellectuels célèbres, des écrivains marquants imprègnent la mémoire des lieux, ils participent à son identité.
Il est presque nécessaire d’endosser l’étiquette Bobo quand on parle de La Louisiane. Le 60, rue de Seine est parfois victime de son Histoire ! Pourtant, cet établissement plait à ceux qui apprécient les choses simples et faciles. Un profil type du voyageur à l’hôtel qui est exactement au centre de Saint-Germain-des-Prés, serait le « bourgeois bohème authentique ». Mais, afin de mieux cerner l’assemblée des voyageurs qui font la clientèle de La Louisiane, il faudra inclure les familles de touristes américains ou canadiens, dont beaucoup de québécois, les couples de New-York ou californiens, les groupes d’amies européennes et japonaises, les étudiants coréens, les joyeuses équipés de brésiliens, en résumé tous ceux qui transitent autour du globe.

En été, l’étudiante américaine ou asiatique vivra la chaleur parisienne, mais heureusement, les épais murs de pierre ancestraux conservent la fraîcheur des nuits (et la chaleur en hiver). A Paris, le climat fait partie du séjour et de l’expérience ! Les voyages forment la jeunesse. Il y a des lieux qui se testent, se caressent, s’éprouvent, ils nous font grandir, dormir, certes, et vivre des nuits différentes.
Les voyageurs alors rentrent chez eux, de nouvelles idées dans la tête, et parfois une dose d’humanité en plus. Ceux-là reviennent souvent. Des projets aussi peuvent naître, après une nuit passée à la Louisiane : deux jeunes musiciennes une fois revenues chez elles à Nashville, avaient si bien rencontré les muses de l’hôtel La Louisiane que leurs poches débordaient de mots et d’images. Ils devinrent vite des chansons, jusqu’à l’enregistrement d’un album.
L’hôtel s'incarne telle une œuvre et plus précisément dans deux romans, Le refuge des étoiles de Charlotte Saliou (2023) et Hôtel Louisiane de Julie Duchatel, (2026)... La légende s'écrit, se raconte, se poursuit... Nous espérons que d'autres livres verront le jour, des nouvelles, des romans, des poésies, du théâtre ! A La Louisiane, la page ne reste jamais blanche longtemps.

Mario Ghabali merci pour la première photos ci joint

Hotel La Louisiane

Nous déménageons Boulevard Raspail...Prince Roro et Charlotte Saliou disent leurs mots et leurs poèmes et les chantent, ...
24/05/2026

Nous déménageons Boulevard Raspail...
Prince Roro et Charlotte Saliou disent leurs mots et leurs poèmes et les chantent, aussi. Ce sera mardi 26 mai à 19h à la librairie Gallimard Boulevard Raspail, Paris VII.


Saint Germain des Pres
Hotel La Louisiane

Qu’est-ce qu’une étoile ?Rue de Buci, un hôtel arbore ses cinq étoiles, place Saint-Germain-des-Prés, un autre établisse...
23/05/2026

Qu’est-ce qu’une étoile ?

Rue de Buci, un hôtel arbore ses cinq étoiles, place Saint-Germain-des-Prés, un autre établissement en affiche quatre. Dans cet environnement où les bistrots, les hôtels et même les librairies (La Hune par exemple) ont été remplacés par des marques de luxe, La Louisiane ne risque pas de passer inaperçue. Son enseigne, nouvelle, composée de lettrines dorées sur fond rouge a été accrochée au-dessus de la porte. On peut lire « Hôtel La Louisiane », ceux qui voudraient y voir autre chose, comme une indication du niveau de confort seront déçus : Seulement deux étoiles décorent La Louisiane et pendant des lustres, il n’y en avait aucune.

Une étoile, deux étoiles, trois étoiles, quatre étoiles, cinq étoiles, c’est une constellation moderne. Elles sont censées indiquer le standing de l’établissement qu’elles « éclairent » et par la même, la capacité de dépenses du voyageur : sera-t-il en mesure de payer l’addition, une étoile de plus vaut-elle un zéro sur la facture ? Cette pratique visant à catégoriser les commerces est très répandue, et rares sont les hébergements hôteliers qui échappent à la normalisation, en plus obligatoire pour eux, au moins à Paris, capitale de la France oblige. La Préfecture de Police et les condés y veillent.
La Louisiane, qui s'en était passée _ était-ce par paresse ? _ a fini par faire cette demande au début de l’année 2025. Pour avoir des étoiles, il a fallu que la réception remplisse un long formulaire, gris comme un Cerfa, en renseignant le niveau d’accessibilité, la taille des chambres, l’aspect écologique des savons, les services proposés… c'est à dire plusieurs centaines de critères, la norme ici se fait énorme. Mais, pas d’inquiétude, à cette heure, l’hôtel s’identifie toujours aux pensions familiales, en gardant un air de famille avec la pension Vauquer du Père Goriot, même si les travaux de rénovation, le décor, un ensemble de nouveautés lui ont permis de s’adapter aux exigences de son époque. Vieillir bien est un art !

Si La Louisiane devait être notée, elle serait sans doute hors barème, à la manière des sujets traités par des écoliers paresseux, à l’esprit libre, ceux aussi qui lisent des livres sans faire de fiches, ni prendre de notes. Or, beaucoup d'artistes et de créatifs ont séjourné à La Louisiane et y viennent encore… Ah, amusant ! Certaines assimilations sont tentantes et belles : Il y a tant à dire sur la liberté des « cancres » et sur l'amour des pages blanches.

Cette histoire liée aux étoiles plonge l’hôtel La Louisiane dans une nuit de lumières, un ciel des villes. Les astres s’admirent l’été, quand nous nous allongeons dans l’herbe des prés, des champs, des jardins, sur la plage, loin du bitume, de la chaussée, des trottoirs, du goudron…
Nous comptons ces inaccessibles loupiotes épinglées sur ce si grand plafond, nos amis les plus romantiques leur prêtent des identités, celles de nos aïeux qui nous protègent de « là-haut ». Mais à la ville, nos plaisirs sont différents et la relation au désir moins quiète, moins sage, surtout à Saint-Germain-des-Prés où le noctambule vit librement ses excès.

Plus largement à Paris, le noir imbibe tout, nous absorbe et nous rend ivres : Aucun risque cependant, nous ne trébucherons pas, quelques lampadaires viennent encore supplanter les astres ! Les voyageurs qui aiment La Louisiane, qui vagabondent de bars en bars, se moquent bien des étoiles, 1, 2, 3, 4, 5… Quand on aime, on ne compte pas, ou pas de cette façon là !

Ce sont aussi des êtres à part, hors du cadre qui ont fait la légende de La Louisiane : Avant d’être médiatisée et vue en belle robe noire Balmain niveau 5 étoiles, Juliette Gréco, devenue muse dans la rue, s’enivrait d’amour et de vin dans les rues du VIe arrondissement… Ce naturel-là n’a pas de prix. Il nous vient des années 50, après la guerre et l'Occupation, qu’avions-nous à faire des étoiles, à cette époque ?

Le 60, rue de Seine, encore étranger aux catégorisations touristiques, demeure fidèle à l’identité profonde de son quartier, et à son histoire littéraire et artistique. Pour les étoiles, il a toujours reçu en toute liberté et les yeux fermés les belles et mystérieuses star-lettes qui s’y épanouissent certains soirs.
Charlotte Saliou

Hotel La Louisiane

« The painter’s concern with the object is really with himself. » L’intérêt du peintre pour son sujet est en réalité un ...
22/05/2026

« The painter’s concern with the object is really with himself. » L’intérêt du peintre pour son sujet est en réalité un intérêt pour lui-même. (Lucian Freud 1922 - 2011)
En 1954, le peintre expressionniste Lucian Freud a réalisé Hotel Bedroom, dans la chambre 38 de Hôtel La Louisiane, une Suite donnant sur la rue de Seine.

Contrairement à une idée répandue, le tableau n’est pas conservé à la Tate Gallery, mais au Beaverbrook Art Gallery.
Dans cette toile tendue et silencieuse, le petit-fils de Sigmund Freud, le père de la Psychanalyse, se représente lui-même debout, sombre silhouette en retrait, tandis qu’une jeune femme repose dans le lit défait. Cette femme, c’est Caroline Blackwood, la richissime héritière de la famille Guinness. C’est une écrivaine au destin romanesque devenue la seconde épouse du peintre. Leur relation, passionnée mais déjà fragile, traverse le tableau comme une inquiétude sourde. Le spectateur assiste moins à une scène intime qu’à une distance émotionnelle : deux êtres enfermés dans la même chambre, mais séparés par une solitude invisible.
Est-ce parce que Caroline aurait voulu un enfant de Lucian, mais que celui-ci n’aurait pas accepté qu’elle le garde ?

« Everything is autobiographical and everything is a portrait, even if it’s a chair. » Tout est autobiographique et tout est portrait, même une chaise. Lucian Freud aurait pu ajouter : Surtout un tableau d’une chambre de La Louisiane peint dans cette même chambre.

À cette époque, Lucian Freud appartient déjà à cette génération d’artistes figuratifs que l’on appellera plus t**d la “School of London”, aux côtés de Francis Bacon ou Frank Auerbach. Alors que l’abstraction domine l’après-guerre, Freud poursuit obstinément une peinture du réel, attentive aux visages, aux corps, aux silences et aux tensions psychologiques. Son style des années 1950 se distingue par une précision presque nerveuse : contours aigus, lumière froide, détails méticuleux, atmosphère suspendue. Plus t**d, sa peinture deviendra plus épaisse, plus charnelle, travaillée dans une pâte dense où la chair humaine semblera porter toute la vérité de l’existence.

C’est peut-être pour cela que Freud s’est installé à La Louisiane, aux résidents si vivants et souriants, au milieu de Saint-Germain-des-Prés, au milieu de tant de visages et de corps si expressifs, vivants, festifs, sensuels, loin de ces londoniens introvertis si rigides, guindés, inexpressifs.
Freud nous dit ;«I want paint to work as flesh.» Je veux que la peinture agisse comme la chair.
Considéré comme l'« Ingres de l'existentialisme ». il choisit le même hôtel que Jean-Paul Sartre, le philosophe de l'Existentialisme.

Hotel Bedroom marque un moment charnière dans cette évolution. Beaucoup y voient déjà l’annonce de l’œuvre future : une peinture où l’intimité devient un territoire d’observation presque clinique, mais chargé d’émotion secrète. Freud disait vouloir peindre les personnes “comme elles sont”. Non pas idéalisées, mais traversées par le temps, la fatigue, le désir, l’angoisse. Chez lui, les corps ne posent jamais vraiment : ils existent.
Les images et les traces conservées à La Louisiane témoignent ainsi du travail préalable, de cette lente construction intérieure qui conduit parfois le peintre jusqu’au point culminant : ce moment rare où l’œuvre semble soudain atteindre sa forme définitive, recevoir son dernier coup de pinceau, et entrer dans sa propre vie.

Il existe à ce sujet une belle expression : “LE - JE – NE – SAIS - QUOI”. Le philosophe espagnol Benito Jerónimo Feijoo y voyait cette qualité mystérieuse qui échappe à l’analyse mais donne aux œuvres leur pouvoir de fascination.

Peut-être est-ce précisément ce magnétisme qui habite Hotel Bedroom.
Car si cette toile appartient désormais au monde moderne, elle conserve quelque chose d’indéfinissable : une présence, une inquiétude silencieuse.

Une vérité humaine qui continue d’habiter les murs de l’Hôtel La Louisiane.

« The longer you look at an object, the more abstract it becomes, and, ironically, the more real. » Plus on regarde un objet longtemps, plus il devient abstrait et, paradoxalement, plus il devient réel (Lucian Freud).

Nous vous y souhaitons nombreux !Belle soirée en perspective avec Charlotte Saliou et Prince Roro à la librairie Gallima...
20/05/2026

Nous vous y souhaitons nombreux !
Belle soirée en perspective avec Charlotte Saliou et Prince Roro à la librairie Gallimard le mardi 26 mai à partir de 19h.



Hotel La Louisiane

Adresse

60, Rue De Seine
Paris
75006

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