01/04/2026
Une mise au point suite aux mensonges probablement volontaires de l'ANSES sur le CADMIUM en AB !
Un écart de 48 % de teneur en cadmium entre aliments bio et non bio
Pour la Fédération nationale de l’agriculture biologique (Fnab), interrogée par nos confrères du Monde, cette conclusion s’appuie sur des « erreurs factuelles ». Elle demande à l’agence de « rectifier rapidement les éléments problématiques » de son expertise « afin de garantir une juste information des pouvoirs publics et des consommateurs ».
« Non seulement l’agence n’a pas pris en compte les travaux récents qui montrent que les agriculteurs bio utilisent peu, voire pas de phosphate minier, mais en plus le règlement bio impose déjà le respect de seuils plus exigeants qu’en conventionnel », argumente la Fnab. En effet, le cahier des charges AB est aligné sur la limite de 60 mg/kg de cadmium dans les engrais de la réglementation européenne contre 90 mg/kg en France pour le conventionnel.
La Fnab dénonce le fait que plusieurs études concluant à une moins forte teneur en cadmium des aliments bio soient écartées par l’Anses sans explication précise. Par exemple, un rapport, non cité, de 2014 vante un écart de 48 % de teneur en cadmium entre aliments bio et non bio.
L’étude Phosphobio dévoilée en 2024 et menée par Arvalis montre que les phosphates miniers, premiers responsables de la contamination des sols français au cadmium selon l’Anses, représentent moins de 1 % des usages en bio. Un résultat issu de 866 situations d'apports de phosphore en bio sur plus de 170 parcelles, étudiées entre 2017 et 2021. « Les agriculteurs et agricultrices biologiques privilégient en effet les engrais organiques et effluents d’élevage », d’après la Fnab.
« L’Anses commet une erreur grave »
Pour limiter l’exposition des Français à ce métal lourd, l’Anses appelle à abaisser le seuil autorisé en cadmium pour les matières fertilisantes (elle recommande une teneur maximale de 20 mg/kg). Elle invite également la population à réduire leur consommation de produits à base de blé (céréales du petit-déjeuner, gâteaux, pâtes, etc.) et de privilégier les légumineuses, moins contaminées.
« Le cadmium est un problème majeur de santé publique que l’agriculture ne peut plus ignorer, mais l’Anses commet une erreur grave en laissant penser à la population qu’il n’y a pas de solution et que bio et conventionnel seraient identiques », soutient Olivier Chaloche, coprésident de la Fnab. Avant de conclure : « quand on lit ce travail de l’Anses on voit non seulement des erreurs mais aussi des incohérences comme cette recommandation de favoriser le développement d’une agriculture durable. Mais de quelle agriculture “durable” parlons-nous si ce n’est pas la bio ? »
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