Permettez-moi de vous partager mon témoignage, celui qui m’a conduite jusqu’au Mas Joyeux. En juillet 2003, j’ai vécu un deuil tragique qui m’a ‘jetée’ à la rue, quand le soir venu je dormais dans ma voiture devant une gendarmerie et me douchais à la plage au Grau du Roy. Suite à ce deuil, et après avoir pris une multitude de coups et de souffrances que la vie nous inflige parfois, (42 ans asthmatique, arrêt du coeur à 24 ans, méningite à 26 ans, violences conjugales, et autres......), j’ai donné mon coeur à Jésus le 27 août 2003 et depuis ce jour IL a bouleversé ma vie dans le bon sens !
Sortie de la rue, je me suis retrouvée dans un mobilhome sur un camping à Nîmes, quand cinq mois plus t**d je fis ce rêve ou ce songe : Il y avait deux personnages dont un tout vêtu de blanc. Je ne voyais pas leur visage, mais je savais que c’étaient deux hommes. Valentin, le plus jeune de mes fils et moi faisions partie du songe. Nous étions près d’une très jolie maison construite toute en pierres apparentes, sans volets aux fenêtres; les rebords en grosses briques rouges anciennes faisaient ressortir les fenêtres à petits carreaux. A droite de la maison se trouvait une piscine où le soleil se reflétait sur une eau bleue transparente sans vagues ni remous. L’homme tout vêtu de blanc était en train de déraciner un grain de beauté dans le bras gauche de l’autre homme, visiblement cela ne lui faisait pas mal. Valentin s’est approché de moi et m’a tiré la langue sur laquelle il y avait sur le bout 2 jolis petits chênes verdoyants plantés côte à côte, légèrement courbés par la salive, et enracinés jusque sous la plante de ses pieds. Je me suis alors tournée vers l’homme tout vêtu de blanc, et je lui ai demandé : Puis c’est à ce moment-là que je me suis réveillée.
Laissez-moi vous dire que depuis fort longtemps, je cherchais à acquérir une maison et en visitais régulièrement, mais à chaque fois les portes se fermaient pour différentes raisons.
Environ trois semaines après ce songe, une nouvelle visite m’attendait. J’avais appris par relation qu’un jeune propriétaire vendait sa maison. Afin de pouvoir la visiter, nous nous donnâmes rendez-vous à un rond point. J’avais avec moi deux de mes enfants, Alexandre et Valentin. Tout en suivant cet homme en voiture, je pensais intérieurement : Le moment fut venu de tourner dans une cour, nous étions arrivés. Quel ne fut pas mon étonnement ! C’était la maison du songe à l’identique, à l’exception de la piscine sur la droite, c’était un puits. Incroyable, mais vrai ! Les yeux écarquillés, je n’en revenais pas !
Le propriétaire me fit visiter cette maison, ainsi que le jardin, avec vue sur les montagnes cévenoles. Je pensais que la visite était terminée, mais pas du tout ! Il attira mon attention sur un vieux mas en ruine, coiffé d’une moitié de toiture, quelques fenêtres qui battaient au vent, un semblant de porte grinçait à la moindre brise de vent, certains sols en terre battue à l’odeur d’humidité,..... franchement, il y aurait eu de quoi partir en courant. Mais j’étais bien décidée et enthousiasmée à l’idée de me lancer dans cette aventure que je considérais déjà être un clin d’oeil du Seigneur Jésus.
La visite terminée, venait le moment important de l’affaire : son prix. Le propriétaire m’en demandait beaucoup trop cher (150 000 euros); vu l’état de la maison et du mas en ruine, je lui fis donc une contre-proposition à 90 000 euros, ce qui me semblait correct. Il me dit devoir en discuter avec sa femme et ne manquerait pas de m’appeler en fin de semaine.
La semaine s’était égrenée sans que je reçoive de nouvelles. Afin de savoir comment le contacter à son domicile sur Marseille, je me décidai d’appeler son beau-frère que j’avais eu l’occassion de connaître suite au deuil qui m’avait conduite à la rue, quelques mois auparavant.
A cette nouvelle je restais estomaquée. Par la force des choses et avec regret, je commençai déjà à oublier cette maison, mais au fond de moi , je me sentais poussée à continuer à prier pour cette propriété, me demandant vraiment si c’était bien le plan de Dieu ou si c’était un de ces milliers de rêves que l’on fait et qui ne se réalisent jamais.
Deux bons mois plus t**d, la mélodie de mon portable se fit entendre, c’était la propriétaire. Elle m’informait que sa maison était toujours à vendre. Elle me posa la question suivante : Ma réponse fut immédiate :
Toutefois, à vue humaine je partais avec un très gros handicap, financièrement j’étais comme le jour de ma naissance, c’est-à-dire cul nu. Je n’avais pas même de quoi honorer les frais de notaire ni la commission de l’agent immobilier. Rien qu’un peu de monnaie dans la poche et de quoi manger jusqu’à la fin du mois, pas plus. Et pour terminer le bouquet, j’étais privée d’emploi, ne percevant que le revenu minimum d’insertion (RMI). Mais c’est de la folie me direz-vous, vouloir acheter une maison sans argent, et sans travail. Oui,.... mais je savais en qui j’avais mis ma confiance, Jésus le TOUT PUISSANT !
J’étais persuadée que je devais bloquer cette affaire par la signature du compromis et que l’argent pour Dieu ne serait pas un problème, puisque l’or et l’argent Lui appartiennent. Il peut faire au-delà de ce que nous pensons et demandons. Il peut transformer les situations qui semblent perdues d’avance. Notre victoire, c’est notre foi. Si vous ne croyez en rien vous n’aurez rien. Si vous croyez et placez votre confiance en Dieu de tout votre coeur, (si c’est Sa volonté), vous pourrez tout avoir, car tout est possible à celui qui croit.
J’avais commencé à lire la Bible depuis quelques mois et je connaissais déjà certaines de Ses promesses, Dieu faisant sa part et moi j’avais la mienne à faire, il me fallait constituer un dossier béton. Je fis établir des devis de restauration concernant le mas en ruine divisible en appartements. Je traçais moi-même les plans afin que la banque analyse le potentiel que je pourrais tirer de cette ruine, une fois les travaux terminés. Concernant le rapport locatif mensuel de ces appartements, je demandais une estimation locative à une agence immobilière. C’est alors que durant la constitution de ce dossier, une étrange petite voix venait me chuchoter à l’oreille : Une chose était sûre, la voix du doute et du découragement cherchait à me saper le moral, mais ce qui nous fait triompher, c’est notre foi, je le répète. Je tins bon.
Une fois le dossier constitué, je me rendis à la banque, le conseiller me fit entrer dans son bureau où j’allais lui exposer mon dossier, essayant de le convaincre qu’avec les revenus locatifs que je comptais retirer après restauration, plus l’hypothèque, les risques qu’il prenait restaient minimes. Je ressortis de la banque l’esprit tranquille, car il m’avait promis une étude sérieuse. Effectivement, un matin, la banque me prévenait par téléphone que le prêt était accepté. Vous pouvez imaginer la joie se dessiner sur mon visage, mais celui-ci devint comme un visage de clown au sourire tombant quand elle me rappela, quelques jours plus t**d, m’informant qu’ils avaient changé d’avis.
Afin de comprendre ce changement, je rencontrai le directeur qui m’avoua ne pas croire que je pourrais honorer le crédit. De nouveau, je me débattis comme un poisson au bout d’une ligne afin de gagner sa confiance, et lui présenter au mieux ma petite poignée d’arguments. Je le sentais embarrassé, hésitant....il finit par me dire qu’il ouvrirait à nouveau mon dossier mais seulement si je lui apportais un garant. Une manière détournée de me refuser le crédit car trouver un garant pour 91 500 euros, ça ne court pas les rues ! Comment allais-je bien pouvoir lui apporter un garant, servi sur un plateau d’argent, cette personne qui en prendrait au minimum pour quinze ans sur le dos en connaissant ma situation financière ?
Que de pression et de montée d’adrénaline ! Cela faisait maintenant un peu plus de six mois que je m’étais investie dans ce projet et heureusement que Dieu avait mis dans mon coeur les paroles suivantes : Il savait, Lui, que le combat n’allait pas être facile. Dans les moments de doute, d’incompréhension, de découragements, de fatigue, de pleurs, je me suis accrochée à Ses paroles comme un coquillage sur un rocher par forte tempête. Ces paroles qui me venaient tout droit du ciel m’ont portée dans les moments les plus rudes.
La fin de l’année arrivait. J’aurais aimé rendre visite à ma famille, mais l’état de mon compte en banque ne me permettait pas de les rejoindre en Bourgogne. A cette époque, j’habitais avec mes enfants à Nîmes, dans un appartement en location après avoir quitté le mobilhome du camping. Là encore j’ai vu la main de Dieu sur ma vie : Il dit à l’une de mes amies, Reinette, de m’offrir le voyage pour aller rejoindre les miens. Elle déposa une somme d’argent dans le creux de ma main, et je me mis à pleurer, tout en la remerciant.
Arrivés à Dijon, mon frère Fernand et Florence nous avaient préparé une soirée en famille et entre amis. Ils avaient aussi invité Jean-Michel que j’avais eu l’occasion de voir quelques mois plus tôt à l’anniversaire de Florence. Nous étions à l’apéritif lorsque Jean-Mi me demanda :
Je restai bouche bée, ne sachant s’il plaisantait, si sa proposition était honnête ou s’il voulait faire le beau devant tout le monde. Très vite je me rendis compte qu’il ne plaisantait pas, et qu’il ne me demandait rien en retour. Je compris que Dieu avait touché son coeur.
Sans rien avoir demandé, je rentrai donc dans le Sud avec les promesses de ce garant. De retour à Nîmes, le propriétaire de l’appartement que j’ habitais, me fit savoir que je devais quitter les lieux au 31 janvier. Aïe! Encore un obstacle qui se dressait devant moi. D’un commun accord nous n’avions pas signé de bail et cette location restait précaire. J’ignorais où j’allais bien pouvoir loger mes enfants, mais une paix profonde berçait mon coeur. Et pour cause, les jours suivants, le Seigneur me dit : La Bible dit que la foi sans les oeuvres, est morte. Nous devons agir pour mettre en action notre foi. Donc j’obéis à Sa voix. Je précise ici que je n’avais pas encore l’accord de la banque; que rien n’était signé. Je marchais alors en aveugle, mais par la foi et en obéissance à Dieu.
Je savais que je devais obéir et que quelque chose dans le ciel allait se délier !!!!
Parmi les pages jaunes de l’annuaire, je me mis à chercher un loueur de véhicule afin de réserver pour cette date, un camion pour le déménagement. Sans aucune difficulté, je fis mettre les compteurs d’eau et électrique à mon nom. Je me présentais comme étant la nouvelle propriétaire, et à aucun moment l’un de ces organismes ne m’a demandé un justificatif quelconque. J’inscrivis Valentin à l’école du village, et installai même mes tableaux au murs de cette maison, je m’installai pour de bon. J’avais conscience qu’aux yeux de la loi des hommes, sans l’autorisation du notaire, de l’agent immobilier ou de la propiétaire qui habitait sur Marseille, j’étais dans l’illégalité la plus totale et passible d’un jugement auprès du tribunal, mais j’avais confiance en Celui qui tenait les choses en main.
Je repris rendez-vous avec la banque et pour la énième fois , je me retrouvai dans le bureau du directeur; il était visiblement mal à l’aise que je puisse lui présenter les coordonnées de Jean-Mi en tant que garant. Il y avait comme un combat dans ses pensées. Je n’avais jamais vu un banquier aussi mal à l’aise et indécis devant un dossier qui ne représentait tout de même pas un emprunt en milliards d’euros. Après plusieurs semaines d’efforts supplémentaires pour la constitution du dossier, recherche de documents du garant, de photocopies en tous genres, remplir les dossiers de caution, certificat médical sur l’honneur, fax qui arrive illisible à la banque et qu’il faut refaire et......bien d’autres choses. Oui après tant d’obstacles à franchir, par un appel téléphonique, la guillotine de la banque tomba par un non ferme et définitif. Je reçus ce refus comme un coup de poing en pleine face ! Ma tête éclatait.....des larmes montèrent, je ne comprenais plus rien. Le doute m’envahissait avec la crainte de ne pas avoir compris la volonté de Dieu. Abasourdie par la situation, la petite voix venait me chuchoter à l’oreille : Mais les paroles de Dieu me revenaient : Je décidai alors d’écouter Dieu, de m’accrocher à Ses paroles et persévérer. Après tout, ce banquier n’était pas le seul à vendre des prêts.
Comment allais-je bien pouvoir annoncer cette nouvelle à l’agent immobilier, sans qu’il remette la maison en vente ?
Je pris mon courage à deux mains pour l’appeler :
< Oh ! Bien entendu, Madame, je peux vous aider !>
Il me donna les coordonnées de deux banques. Là encore, je voyais la main puissante de Dieu agir car en règle générale, dans le monde des affaires immobilières, le social et les sentiments n’ont pas la première place. Dans la foulée, je décrochai un rendez-vous d’urgence avec une des deux banques qui me reçut dés le lendemain. Mais dans le bureau de ce banquier, le Saint-Esprit me révéla la malhonnêteté de ce dernier qui était intéressé personnellement par la maison. Dans le dossier que je lui avais fourni, des photos de la maison étaient en pièces jointes. Assis dans son fauteuil en cuir, il prit une photo cherchant où elle pouvait bien se situer. A cet instant, le Saint Esprit parla à mon coeur : < Fais attention, il veut la maison pour lui !> Feignant l’ignorance, je fis celle qui n’avait pas capté sa mauvaise intention, et répondis à sa question. Rentrée à la maison, je me précipitai sur le téléphone afin de lire les messages. Un rendez-vous m’attendait avec la seconde banque. C’est ce que je voulais. Deux jours plus t**d, je me retrouvai dans le hall d’entrée de celle-ci. La conseillère n’était pas à l’heure, je piétinais de long en large un peu énervée d’attendre. J’avais envie de partir mais aussi de rester. C’était un vrai combat dans mes pensées Finalement elle me reçut dans son bureau. A nouveau j’essayai de présenter au mieux mon projet.
Au bout de quelques semaines utilisées à peaufiner le dossier, par une belle journée de juin 2005, elle m’informa par téléphone que je venais d’obtenir du responsable de l’agence une réponse favorable à ma demande. Et il m’a accordé 130 000 euros, correspondant au prix de la maison + les frais d’agence + les frais de notaire et une petite partie des travaux J’avais vraiment du mal à contenir ma joie au téléphone.
Au moment de la signature à la banque, nous étions quatre dans le bureau : la conseillère, son mari qui devait prendre le relais pour gérer le compte de ce crédit, le responsable de l’agence et moi-même. Sur ce document d’emprunt, alors que la joie dilatait mon coeur, j’apposai mes initiales sur chaque page pour terminer par la signature finale. C’est alors que la conseillière me dit : < Vous savez, Madame Ledoyen, je dois vous dire que normalement, nous ne prêtons JAMAIS, JAMAIS d’argent aux personnes qui sont comme vous au RMI, on le fait pour vous, mais on ne sait pas pourquoi !>
Lorsque je suis sortie de la banque, je dansais sur le trottoir, tout en chantant : Mon Jésus c’est le plus fort ! Ce que je venais d’entendre et de vivre a renforcé ma foi, vous ne pouvez pas imaginer comme cela m’a propulsé dans une très grande foi. La banque ne me prête pas dix euros, mais 130 000 euros alors que je suis dans l’impossibilité de rembourser.
C’était la première fois de ma vie que j’entendais une conseillère de banque dire à sa cliente : Je vous prête de l’argent mais je ne sais pas pourquoi !
J’ai travaillé durant 3 années quasiment seule dans le mas en ruine. Il m’a fallu faire les plans exacts afin d’obtenir une autorisation et un numéro de construction. Dessiner les plans a été pour moi, sans prétention aucune, plus un casse-tête que de changer les portes, les fenêtres, monter des cloisons en siporex, changer des linteaux de vieilles planches rongées par le temps, enduire les murs à la taloche, en décrouter d’autres au burineur afin de les rejointer à l’ancienne, traîner les sacs de ciment ou de plâtre. Bien que ces travaux soient pénibles pour une femme, je les ai assumés sans broncher, parce que je sais que si Dieu m’a plantée dans cette belle région cévenole, c’est que son plan pour ma vie n’était pas fini. En 2010 Dieu me donne mon mari Nelson, il est portugais, et comme tout bon portugais, oui,.... bravo ! Il est maçon !
Chers lecteurs,
Entre le début du songe et la signature finale, 18 mois se sont écoulés. J’aimerais vous encourager à aller jusqu’au bout de ce que Dieu vous demande de faire. Rien n’est facile. Tout a un coût. Il vous faudra peut-être comme moi, jeûner 40 jours, mouiller votre chemise, passer par des chemins de doute, de découragement, de fatigue, de pleurs,....... Mais n’abandonnez jamais la bataille, Jésus l’a déjà remportée à la croix, nous devons garder les yeux fixés sur Lui.
Jésus est allé jusqu’au bout du chemin du calvaire par amour pour nous. Il n’a pas abandonné au milieu du parcours, Il n’a pas dit : < Je suis fatigué, la croix est trop lourde, la couronne d’épines me fait mal, les coups de fouet ............> non rien de tout cela. Son amour pour nous était plus fort. Lorsqu’Il vous mandate pour Son oeuvre, vous aussi, ....allez jusqu’au bout par amour pour Lui !
Que toute la gloire Lui revienne !
Jésus dans Evangile. Jean 15 v 7
Au plaisir de vous accueillir au Mas Joyeux !