La Maison du Bachat

La Maison du Bachat Chambre et table d’hôtes, au cœur du Parc Naturel Régional du Pilat.

17/07/2026

Il existe, dans les vieux arbres, un microhabitat que presque personne ne connaît et qui abrite une faune introuvable ailleurs : la mare perchée. Les scientifiques l'appellent le dendrotelme, des mots grecs pour arbre et mare.

C'est une simple cuvette. Une fourche de branches où l'eau de pluie s'accumule, un creux de tronc, une cavité tapissée de bois décomposé qui retient quelques litres. Rien de plus qu'une flaque à trois mètres du sol. Et pourtant, c'est un monde à part entière.

Car cette eau, chargée de bois pourri, de feuilles et de débris, offre un milieu unique — ni tout à fait une mare, ni tout à fait un arbre. Des insectes s'y sont spécialisés au point de ne plus vivre nulle part ailleurs : plus de la moitié des espèces d'insectes que l'on trouve dans ces mares perchées leur sont strictement rattachées. Certaines mouches, comme Systenus albimanus, y déposent leurs larves et n'existent qu'à cette condition. Sans dendrotelmes, elles disparaissent, purement et simplement.

Ce détail change le regard qu'on porte sur un vieil arbre. Ce creux plein d'eau croupie dans une fourche, qu'on prendrait volontiers pour un défaut à assainir, est en réalité un écosystème complet et rare. Le vider ou le boucher, c'est éteindre une espèce locale.

Et ces microhabitats ne durent pas éternellement : une cuvette finit par s'obstruer, un arbre par tomber. Leur faune ne survit que si de nouveaux dendrotelmes apparaissent à proximité, dans d'autres vieux arbres. La continuité de ces mares suspendues, d'un arbre à l'autre et d'un siècle à l'autre, est ce qui maintient ce monde discret en vie.

Une flaque dans une fourche d'arbre est une mare. Avec ses habitants, qui n'ont pas d'autre maison.

14/07/2026

À contre-courant du monde entier, un pays nordique acte une interdiction de l'IA à l'école et rouvre les manuels papier.

13/07/2026

Libérer un pied d'arbre, ce n'est pas un slogan : c'est une démarche concrète, encadrée, et souvent gratuite. Voici comment on passe du carré de terre nu et tassé au petit jardin de trottoir.

Le point de départ, dans la plupart des villes, s'appelle le permis de végétaliser. Il est gratuit, et il autorise un habitant à jardiner un pied d'arbre près de chez lui. Mieux : à Paris comme ailleurs, la collectivité ne se contente pas d'autoriser, elle prépare le terrain. Elle retire les vieilles grilles métalliques, décompacte la terre durcie par les années de piétinement, installe une bordure de protection, et fournit la terre végétale et les graines. Il reste à l'habitant l'achat des plants et, surtout, l'engagement d'entretenir : arroser, tailler, désherber.

Une précision honnête, car elle évite l'échec : si le sol est très tassé et pauvre, il ne faut pas planter tout de suite. Les spécialistes recommandent de commencer par un simple paillage, une couche de matière organique qui, en quelques saisons, restaure la vie du sol. On ne force pas un sol mort à accueillir des fleurs ; on le ressuscite d'abord, puis on plante.

Côté choix, deux règles simples. Des plantes basses, ne dépassant pas quatre-vingts centimètres, pour ne jamais masquer un piéton ou un panneau. Et des espèces robustes, peu gourmandes en eau, idéalement locales. Si vous plantez des comestibles, aromatiques ou petits fruits, ils sont à la disposition de tous les passants.

Un pied d'arbre végétalisé fait plus que décorer. Il limite le tassement, relance la vie microbienne qui nourrit l'arbre, retient l'eau, et empêche même les herbes indésirables de s'installer. Le geste est minuscule, ses effets ne le sont pas.

13/07/2026

Il y a une raison précise pour laquelle le moineau a disparu de quartiers entiers : on a bouché ses maisons. En rénovant les façades, en isolant les combles, en remplaçant les vieilles gouttières, on a supprimé sans y penser les mille cavités où il nichait. À Paris, sa population s'est effondrée de quatre-vingts pour cent entre 2003 et 2023.

Or le moineau a une particularité qui change tout : il ne niche pas seul, il niche en colonie. Une famille isolée ne s'installe pas ; il lui faut des voisins. C'est pourquoi un nichoir classique, unique, reste souvent vide, alors qu'un nichoir groupé fonctionne. La bonne solution est le nichoir à plusieurs loges, une sorte de petit immeuble collectif, ou plusieurs nichoirs individuels posés côte à côte sur la même façade.

Techniquement, c'est simple. Trou d'envol de trente-deux millimètres, nichoirs fixés haut, à trois mètres au moins, de préférence sous un débord de toit qui les protège de la pluie et du soleil de l'après-midi, orientés est ou nord-est. Sur un mur d'immeuble, une grange, un pignon, on recrée en une après-midi ce que la rénovation a effacé.

Et il y a une raison d'espérer. Le dernier bilan parisien, publié début 2026, montre qu'après l'effondrement, le moineau commence tout juste à retrouver un peu d'air là où on lui rend des sites de nidification. Ce n'est pas gagné, mais ce n'est pas perdu.

Rendre un mur habitable à une colonie de moineaux, c'est réparer très exactement ce qu'on lui avait pris.

11/07/2026

Grâce à M'Bappé et à ce prof mes fils ne font jamais cette erreur de français 🥰🥰🥰

10/07/2026

Un nombre croissant d'agriculteurs français, en viticulture, en arboriculture et en grandes cultures, installe des nichoirs à chouette effraie le long de leurs parcelles comme alternative documentée aux anticoagulants rodenticides, dont l'usage soulève des problèmes environnementaux liés à l'intoxication secondaire des prédateurs qui consomment des rongeurs empoisonnés.

Le principe repose sur une observation simple : la chouette effraie est naturellement présente dans les paysages ruraux français, mais sa population a souffert de la diminution des sites de nidification disponibles avec la rénovation des vieux bâtiments agricoles et la disparition des granges en pierre. L'installation d'un nichoir en bois adapté, placé à bonne hauteur dans un secteur ouvert, reconstitue artificiellement cette disponibilité de site.

Une famille reproductrice, composée des deux adultes et d'une nichée de cinq à sept jeunes dans les bonnes années, peut consommer entre deux mille cinq cents et quatre mille campagnols, mulots et rats taupiers au cours d'une saison active. Ce chiffre, régulièrement documenté par des études en collaboration avec des opérateurs agricoles, représente une pression de régulation significative sur les populations de rongeurs d'une parcelle.

Le coût d'un nichoir adapté varie entre trente et soixante euros pour un modèle durable, sans aucun coût de fonctionnement ou de renouvellement une fois en place.

08/07/2026

Loin des toits où ils grandissent, les oisillons subissent la canicule plus durement qu'aucun autre habitant de nos villes cet été.

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88 Route Des Palais
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42660

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