La Coquille

La Coquille Restaurant bourguignon à Vézelay dans l'Yonne, dans un cadre typique. Terrasse privative. Restaurant crêperie.

vous pouvez consulter le site internet de La Coquille sur :
www.aubergelacoquille.fr

Après une trêve hivernale, Réouverture du restaurant La Coquille le dimanche 15 février 2026.
27/01/2026

Après une trêve hivernale, Réouverture du restaurant La Coquille le dimanche 15 février 2026.

Le restaurant est fermé pour la pèriode hors saison. réouverture le samedi 27 décembre pour les vacances de Noël.
17/11/2025

Le restaurant est fermé pour la pèriode hors saison. réouverture le samedi 27 décembre pour les vacances de Noël.

II – Viollet-le-Duc : l’engagement artistiqueFils d’un haut fonctionnaire conservateur des résidences royales de Louis-P...
29/07/2024

II – Viollet-le-Duc : l’engagement artistique

Fils d’un haut fonctionnaire conservateur des résidences royales de Louis-Philippe, Eugène Emmanuel Viollet-le-Duc (1818-1879) a connu dès son adolescence Prosper Mérimée, inspecteur général des Monuments historiques après 1834, qui facilitera sa carrière. S’il se destine à l’architecture, il refuse d’entrer à l’école des beaux-arts, apprend son métier auprès de l’architecte Achille Leclère et surtout en quasi-autodidacte lors de voyages répétés en France et en Italie.
C’est à Vézelay qu’il commencera en 1840 « l’impossible restauration » qui se poursuivra durant près de vingt ans. Devenue église paroissiale en 1790 après la suppression de l’institution abbatiale, la basilique abordait le XIXème siècle dans un état de décrépitude croissant, auquel les
Augustin « replâtrages » successifs consentis sous la Restauration par la municipalité ne pouvaient remédier faute de moyen. L’incendie causé en 1819 par la foudre qui s’était abattue sur la tour St Michel avait bien donné lieu à l’octroi d’un crédit de 3000 F visant à colmater les brèches de la toiture et à reprendre certains piliers, porté à 5000 F les années suivantes, mais le rapport de 1821 qui prévoyait 36000 F de travaux rendait flagrante leur insuffisance : Viollet-le-Duc allait engloutir 825 961 F entre 1840 et 1861, et les pouvoirs parisiens 43000 F d’entretien courant entre 1861 et 1881.
« Il faudra bientôt prendre le parti de l’abattre pour éviter les accidents » : c’est en 1834 que Mérimée lance ce cri d’alarme qui dans un premier temps n’interrompt point la politique du saupoudrage : la seule toiture aura nécessité neuf réparations d’urgence entre 1803 et 1838, et le crédit de 3000 F consenti en 1837 par le Ministère de l’intérieur, loin du souci de préservation artistique, ne vise qu’à maintenir les conditions du culte. Et il faut attendre 1839 pour que la Chambre des Pairs vote pour la basilique un crédit de 80 000 F.

Mais pour freiner la ruine annoncée du monument, il manque comme nous l’avons vu tout aussi bien les compétences qu’une volonté affirmée à chacun des niveaux décisionnels : les architectes départementaux Leblanc, révoqué pour sa passivité, puis Macquet, son successeur, se montrent temporisateurs. L’enfant du pays Augustin Caristie, né à Avallon d’une illustre lignée d’architectes d’origine italienne a lui-même renoncé.

Vézelay : une mission-test
Perdant patience, le Ministre de l’Intérieur Duchatel avise alors les Préfets qu’il a confié une mission à Viollet-le-Duc, un « architecte spécial » dégagé des instances locales. Avec lui, l’histoire s’accélère : parti de Paris le 1er mars 1840, il arrive à Vézelay le 3, dresse ses relevés durant 10 jours et rend son rapport le 21 : « Le monument est un gouffre ». Nommé officiellement le 30 mars, il est chargé du chantier le 7 avril.
Sa nomination éclair résulte d’une conjonction d’influences simultanées dans a pesé avant tout le poids d’influence de Mérimée, qui a su contourner les calamiteux rouages du Ministère de l’intérieur.
Viollet-le-Duc est très tôt conscient qu’il joue sa carrière à Vézelay et que sa mission prend figure d’enjeu national. Il s’en confie auprès de François-Nicolas Comynet, cet imprimeur avallonnais devenu le meilleur des maîtres d’ouvrage. « Il faut absolument que ces travaux marchent bien ; c’est devenu aujourd’hui une affaire presque politique ».
D’où ses inquiétudes, celles de Mérimée et l’atmosphère de tension permanente des décideurs et exécutants, en butte à l’obstruction préfectorale : on l’imagine le soir, essayant de se détendre des problèmes de sa journée à l’étage du petit café de la rue Saint Etienne dont une plaque nous rappelle la petite histoire, mal concentré sur sa partie de billard.

Un théoricien de la restauration
C’est à Vézelay que le jeune architecte met pour la première fois en pratique la théorie de la restauration qu’il appliquera ensuite à Pierrefonds, au Puy ou à Carcassonne, basée sur la recherche de « l’état d’origine »…ou sur son interprétation conçue comme celle d’une partition musicale, allant jusqu’à une quasi réécriture. Il la définit dans son Dictionnaire raisonné de l’architecture française du XIe au XVIe siècle:
« Restaurer un édifice, ce n'est pas l'entretenir, le réparer ou le refaire, c'est le rétablir dans un état complet qui peut n'avoir jamais existé à un moment donné. »

Thèse courageuse qu’il assortit toutefois d’un certain nombre d’exigences:
- la restauration doit s’appuyer sur la documentation scientifique la plus complète : relevés, photographies, études archéologiques qui garantissent son exactitude.
- elle doit concerner non l’apparence du monument, ni l’effet qu’il produit, mais d’abord sa structure, impliquant l’emploi judicieux de matériaux plus solides pour en assurer la durée.
Car le monument est un témoin du passé, autant qu’une œuvre d’art : pour que la leçon d’histoire soit manifeste, il doit être aussi complet que possible et suffisamment homogène. Cette conception était alors commune à tous les restaurateurs européens : si Viollet-le-Duc en est le représentant le plus éminent, il ne faisait pas exception.
Un tel volontarisme va à l’encontre des principes actuels, qui prônent une réparation réversible des monuments comme du petit patrimoine entre autres par l’emploi de matériaux substituables, voire non pérennes comme les résines utilisées pour les sculptures et bas-reliefs. Ainsi les restaurateurs d’aujourd’hui n’ont-ils pas hésité à « dé-restaurer » la basilique Saint-Sernin de Toulouse en 1995-1996 pour la rendre à l'état précédant les restaurations de Viollet-le-Duc.

Dans un petit ouvrage consacré à la basilique, le chanoine Despiney, ancien curé de Vézelay, explique – et approuve - les choix de base de l’architecte:
« Viollet-le-Duc, abandonnant l’œuvre gothique des moines, avait préféré reprendre leur premier travail roman. Il n’innovait pas, puisque les débris romans existaient, mais il voulait l’église dans son état primitif…on ne saurait l’en blâmer ».

Viollet-le-Duc opte en effet pour donner l’unité de style de la nef en restituant telles qu’elles étaient à l’origine les 4e, 5e et 6e voûtes proches du chœur – très abimées -, et en remplaçant trois voûtes gothiques - les 7e, 8e et 9e- par la forme romane primitive recréée. Cette mise en valeur par la rupture du chœur gothique construit vers 1155 aboutit à cette splendide perspective que nous connaissons aujourd’hui, et tout le monde s’accorde à reconnaître que la juxtaposition des deux styles est l’un des secrets de la splendeur de la Madeleine de Vézelay qui suffirait, au delà du scrupuleux travail entrepris sur les chapiteaux et sculptures, à faire de sa restauration un modèle de réussite.

Des critiques à la réhabilitation de Viollet-le-Duc
Á Vézelay, comme sur d’autres chantiers tout aussi contraignants, (Pierrefonds, Carcassonne), l’application des principes testés à Vézelay a soulevé des critiques passionnées, que résument trois griefs majeurs : achèvement hasardeux d’éléments ou d’ensemble architecturaux retrouvés incomplets, ajout d’imitations stylistiques – ainsi du linteau de la façade du narthex, et remplacement trop systématique de fragments de sculpture trop abimés par des copies : encore reconnaît-on à ces derniers « une science et une fidélité si scrupuleuse que de bons historiens d’art ont pu s’y tromper », comme l’écrit Raymond Oursel, grand spécialiste de l’art roman bourguignon. Au surplus, les tenants de la « grisaille authentique » ne lui pardonnent toujours pas d’avoir raclé la pierre et blanchi les enduits au point de faire paraître le monument encore neuf près de 150 ans après. Á l’inverse, des chantres de la Bourgogne comme l’historien Gaston Roupnel firent preuve d’un lyrisme enthousiaste :

« Ample basilique ou l’art roman tente déjà les grandes ascensions du gothique…Sous l’ombre colorée, il n’y a pas seulement les révélations nouvelles de l’Art ; les inspirations du christianisme sont venues s’y rassembler […] c’est, à l’entrée de cette Bourgogne, le seuil où s’ouvre sa voie des sanctuaires, la porte où s’ouvre son âme avec on chemin sans fin dans les cieux ».

Dans l’Yonne, Viollet-le-Duc restaurera aussi l’église de Saint-Père-sous-Vézelay, le Palais des archevêques de Sens, les églises de Saint-Florentin, Avallon, Montréal, Saint-Etienne et Saint-Eusèbe d’Auxerre et l’abbaye de Pontigny. Il construira même de toutes pièces une église néo-gothique à Aillant-sur-Tholon. En effet pour lui et pour ses disciples férus de Moyen-Age, le gothique est le « style français » par excellence.

Alliant une vaste culture historique à une immense érudition technique et archéologique due à ses voyages, montrant des talents de dessinateur hors pair, Eugène Viollet-le-Duc fut aussi un homme d’une exceptionnelle capacité d’engagement physique et intellectuel.
Ce n’est qu’en 1862 qu’il pourra abandonner la direction du chantier de Vézelay parvenu à son terme. Mal engagé et aux limites du faisable, le sauvetage de la Madeleine servit de test « grandeur nature » aux conceptions d’un jeune architecte doublé d’un pionnier de cette histoire des formes que le siècle suivant allait promouvoir. Sa réussite offrit en outre à Mérimée une preuve du bien fondé de la politique de réhabilitation du patrimoine national qu’il voulait voir généralisée. C’est pourquoi l’hommage qu’il renouvellera à son ami peu d’années avant de disparaître porte la marque de la gratitude la plus sincère :

« Jamais mission hasardeuse ne fut acceptée avec plus de dévouement, commencée avec plus de résolution, dirigée avec plus de sagesse, de méthode et d’économie ».

Quant à cette restauration si contestée, laissons la conclusion à Dom Benigne Defarge, voisin de la Pierre-qui-Vire : « Sans elle, nous irions pleurer sur des ruines ».

BIBLIOGRAPHIE :
Pierre HAASÉ : L’intervention du comte de Montalembert dans la nomination de Viollet-le-Duc à Vézelay – Bulletin de la Société des Sciences Historiques et Naturelles de l’Yonne, 1987.
Raymond OURSEL : Lumières de Vézelay – Éditions Zodiaque, 1993.

AgroalimorvanLa Trinquelinette, producteur de confitures.La jolie rivière du Trinquelin, - le Cousin, qui coule avec un ...
29/07/2024

Agroalimorvan

La Trinquelinette, producteur de confitures.
La jolie rivière du Trinquelin, - le Cousin, qui coule avec un faux passeport durant 13 km – a donné son nom à ce hameau de St Léger Vauban où Bernard Berilley s’est installé en 1978 pour y cultiver les « petits fruits rouges »
Après des études et quelques voyages, en 1978, Bernard Berilley s'en retourne vivre et travailler dans ce petit hameau de Bourgogne. A l'origine, Bernard était producteur de fruits rouges à Trinquelin, un village dans le Parc National du Morvan. Début des années 80, les finances de Bernard virent au rouge, comme ses fruits... sauf que leur goût était beaucoup plus amer. En l'espoir d'une vie plus douce, il saupoudra du sucre sur ses fruits et fit ainsi ses premières confitures.
1982 sera ainsi l'année de naissance de la Trinquelinette, la starlette de Trinquelin. Elle n'attendra pas longtemps pour s'émanciper à Paris et pointer le bout de son nez à New York, Tokyo, & Co.
« Plus de Fruit et Moins de sucre », sera le crédo de la Trinquelinette, mais pas celui de l'administration, qui fera retirer la mention confiture sur ses étiquettes. 55% mini
Bernard sélectionne sa matière première, ses fruits avec la plus grande attention. Il va chercher les meilleures variétés au meilleur stade de leur maturité. Aujourd'hui, il ne les produit plus lui-même, mais travaille en étroite collaboration avec des producteurs de confiance, privilégiant les cultures sans engrais ni traitement chimique.
Pour faire de bonnes confitures, il ne faut un fruit savoureux, ni trop mûr ni trop acide. 5 minutes de cuisson suffisent pour conserver la quintessence du fruit et éviter la concentration en sucre. Les confitures* de La Trinquelinette contiennent davantage de fruits que de sucre, ce qui leur confère un goût authentique.
Au fil des ans le réseau de distribution s'est élargi à travers le monde (Europe, USA, Japon...) et l'entreprise artisanale a grandi. Malgré cela, la Trinquelinette ne deviendra pas une industrie, Bernard tient à garder le contrôle des étapes de fabrication, notamment par la sélection d'un réseau de producteurs avec qui il travaille depuis des années, en accord avec la qualité qu'il recherche.

Biscuiterie de bourgogne, à Joux-la-Ville
Implantée sur la commune de JOUX LA VILLE, dans l’Yonne, notre Biscuiterie commence à développer une gamme de Financiers, Tuiles, et Moelleux. D’autres gammes sont en cours d’innovation afin d’élargir notre palette envers nos consommateurs.
De ce fait, nous pouvons nous adapter quelle que soit la demande, la proposition d’un futur client. Alliant rigueur et souplesse, mais aussi tradition et modernité, notre Biscuiterie s’adaptera pour répondre avec justesse aux exigences les plus strictes.
La cuisson est une étape importante dans la fabrication. Nos fours rotatifs permettent une cuisson uniforme sur des quantités importantes. Un conditionnement en sachet confiseur puis en étui pour notre réseau de magasins revendeurs. Mais aussi en sachet confiseur, en boîte plastique, … selon la demande de nos clients qui souhaitent se différencier par l’emballage et la marque (étude personnalisée sur demande).
 boîtes Bourgogne, boîte à musique
Quarré de chocolat à …Quarré les Tombes
 Maison MARCHAND
Situé dans le Parc Naturel Régional du Morvan à Quarré-les-Tombes, en Bourgogne, notre Maison a été créée en 1964 et propose de nombreux produits artisanaux.
Nous avons obtenu le label « Expert du Chocolat » en 2007 et proposons de nombreux produits et spécialités à base de chocolat:
- Tablettes
- Crèmes de caramel
- Pâte à tartiner…
1er décembre 1964 : Ce magasin faisait office de café, boulangerie et pâtisserie. Plusieurs cafés se trouvant déjà sur la place, les nouveaux propriétaires décident de fabriquer des produits artisanaux.
1966 : Une dizaine de moules achetés d’occasion sera le début d’une grande collection et la naissance d’une passion : le travail du chocolat.
1975 : A Quarré les Tombes le dimanche après-midi était un jour morose et en voulant y remédier naquit à la Saint Georges, jour de fête du pays, la « Gaufre »…
Et depuis c’est presque comme un rituel. Du dimanche des Rameaux jusqu’au 11 novembre devant notre magasin on cuit les gaufres !
Depuis quelques années, la pause « Gaufre » lors de la balade du dimanche après-midi est devenue une habitude. Même les compétiteurs kayakistes ne s’y sont pas trompés puisqu’ils font une petite halte pour les déguster avant leur retour en région parisienne.
1988 : Rachat du magasin jouxtant la boulangerie permettant de créer l’actuelle chocolaterie.
Le « SAFARI CHOCOLAT » sera le premier véritable thème réalisé. Suivront: l’Égypte, le cirque, le Far West, l’Asie, le Morvan, les oiseaux, etc. La collection de moules s’agrandit et chaque année les clients viennent rechercher du traditionnel ou de l’ insolite.
1992 : Une nouvelle technique de décor est mise en application.
La publicité et le bouche à oreille fonctionnent à merveille et chaque année les clients attendent avec impatience la nouvelle exposition sur un thème différent, ce qui représente près de trois mois de travail.
1997 : Création d’un espace fabrication du chocolat au dessus du magasin avec agrandissement de ce dernier. Cet espace totalement fonctionnel et parfaitement équipé permet de disposer toute l’année d’un endroit dédié à la fabrication du chocolat ainsi qu’à diverses spécialités (le pavé morvandiau, St Georges, le Quarréen, le Tombeline etc.).
Juillet 2005
M et Mme Fontaine annonçaient :
« Nous vous informons, après avoir passé plus de 40 années à exercer notre métier, que nous avons pris notre retraite. Notre entreprise a été rachetée par M. et Mme MARCHAND Jérôme auprès desquels nous transmettons notre savoir faire. Vous pouvez dès à présent leur faire confiance.
Nous tenons à remercier chaleureusement l’ensemble de nos clients anciens et nouveaux qui nous ont fait confiance tout au long de ces 40 années. »
La Maison Fontaine devient la Maison Marchand
Notre objectif premier était de pérenniser l’ensemble de ces activités et surtout de garder l’ensemble des salariés, à ce jour au nombre 8, ainsi que développer l’apprentissage.
En premier lieu, nous avons développé notre activité »pâtisserie » en associant plus de chocolat dans l’élaboration de nos recettes. Le Prestige, le Royal Chocolat et le Royal caramel en sont quelques exemples.
Nous avons commencé la fabrication de macaron, de nougat, d’un nouveau pavé « le Saint Amour » et mis en place une nouvelle gamme de chocolats fourrés et de bonbons moulés.
En collaboration avec les Moulins de Vincelottes, nous avons créé une baguette « label Terroir de l’Yonne » issue de blés exclusivement produits et récoltés dans l’Yonne. Sa mie crème et alvéolée a une saveur d’antan ……à goûter absolument !
Mars –Avril 2007 :
Dans le but de renouveler notre image de marque afin de pouvoir la faire voyager au delà des frontières de notre région, nous avons décidé de faire appel à une Agence conseil en communication : Enigmera Communication.
Réalisation aussi d’une galerie d’art en chocolat à l’intérieur même de notre magasin inaugurée le 27 mars 2007 et création du nouveau thème « L’Histoire du chocolat ».
Venez vite les découvrir…
2012

Mai : Lancement de la tablette OXYCAO, un délicieux chocolat au pouvoir antioxydant élevé et de longue durée.

Grands lacs, turbines et planches à voileL’âge du flotAu temps où le Morvan approvisionnait Paris en bois de chauffage, ...
29/07/2024

Grands lacs, turbines et planches à voile

L’âge du flot
Au temps où le Morvan approvisionnait Paris en bois de chauffage, on ne pouvait s’en remettre aux caprices de la météo de l’année pour l’acheminement du grand flot de novembre, porteur du plus grand nombre de trains, ni même pour celui du petit flot de mars. Les ruisseaux affluents de l’Yonne, du Cousin, du Chalaux et de la Cure étaient donc barrés par une multitude d’étangs dont il suffisait au jour fixé d’ouvrir les bondes pour assurer l’évacuation rapide des bûches perdues. L’apport d’un courant artificiel était de même indispensable pour accélérer la navigation des trains formés à Clamecy ou Vermenton. Ainsi fut construit entre 1854 et 1861 près de Montsauche le premier barrage morvandiau, celui du lac des Settons, dans le but de réguler et augmenter à volonté le débit de la Cure. La masse de gros blocs de granit de sa digue de 267 m de long et 20 m de haut suffit à retenir les eaux: c’est un « barrage poids », à cette époque le plus imposant de ce type construit en Europe.

L’âge des crues
« L’Yonne, enfant terrible de la Seine »…cette métaphore a longtemps désigné le cours d’eau-maître de notre bassin. Nous nous abstiendrons pour cette fois de seriner aux parisiens que l’enfant en question est en fait la mère et que c’est l’Yonne qui reçoit la Seine à Montereau : prouvé par la science depuis un siècle et donc irréfutable ! Mais sa menace resta longtemps bien réelle, vu la propension des terrains granitiques du Morvan à restituer sans délai l’apport des pluies tombées sur le massif.
En 1910, la crue historique de la Seine qui fit durant six semaines de Paris une seconde Venise accéléra la prise de conscience des autorités : il fallait brider, museler notre chère nymphe Icaun – eau des montagnes, en langue gauloise -, dont le tempérament osait menacer Lutèce. Après les barrages destinés « à lâcher », le Morvan allait voir construire des barrages qui, bien que capables de soutenir aussi les étiages d’été de la Seine, avaient pour vocation première de retenir le flot. La principale réalisation porta sur l’Yonne avec le barrage de Pannecière-Chaumard et ses 82,5 millions de m3 de capacité.

L’âge du…courant
Si cette pièce maîtresse du dispositif bourguignon, aujourd’hui géré par l’établissement public des Grands Lacs de Seine, attendit 1950 pour dresser ses 12 contreforts à 49m de hauteur, d’autres retenues ont dès l’entre-deux guerres contribué à pacifier la Cure et le Chalaux, tout aussi turbulents, avec cette fois pour finalité parallèle la production d’électricité.
Ce sont, d’amont en aval :
- le barrage de Chaumeçon sur le Chalaux (1932). En hiver, il contribue efficacement à l’écrêtement des crues et peut influencer de plusieurs dizaines de centimètres le niveau aval d’Auxerre à Paris. Quant à sa production énergétique, inaugurée en 1961, elle atteint annuellement 7 milliards de kWh.
- Le barrage du Crescent, au confluent de la Cure et du Chalaux (1932, centrale et barrage). Production annuelle : 2,9 milliards de kWh.
- Le barrage de Malassis (1931), sur la Cure, près de Pierre-Perthuis, capable de produire 2,2 milliards de kWh par an.
- En amont de celui–ci, l’usine de Bois-de-Cure, à laquelle sa technologie par conduite forcée assure aux trois groupes de turbines un rendement énergétique de 53 milliards de kWh annuels.
De Chaumeçon à Malassis, on peut ainsi parler d’une véritable « chaîne de la Cure », dont la concession a été renouvelée en 2011. Quant à l’usine de Pannecière, son groupe de turbines est capable de produire 13,9 milliards de kWh annuels.
Mais loin du gigantisme, il est une catégorie d’installations qui concourent elles aussi à augmenter la part du renouvelable du bilan énergétique de la France : les microcentrales, si mal nommées puisque les 2500 petites chutes d’initiative locale réparties sur 250 000 km de rivières fournissent un total de 7 milliards de kWh, soit l’équivalent d’un réacteur nucléaire ! La plus connue dans notre région est sans aucun doute celle construite sur le Trinquelin par les Bénédictins de l’Abbaye de La-Pierre-qui-Vire dans le but initial d’alimenter en énergie leur imprimerie, qui vend actuellement les deux tiers de sa production à EDF.


L’âge des loisirs
La pression actuelle en faveur de la protection des écosystèmes a fait que l’impact des lâchers d’eau sur la faune aquatique est désormais un souci d’EDF. Ainsi l’opérateur national s’est-il engagé à porter en toutes saisons pour la Cure le débit minimum à 700l/s en aval du Crescent, et à 1,5 m3 en aval de Malassis. La concertation avec les différents utilisateurs doit de même rendre compatibles les différents volets de ce tourisme spécialisé qui est l’un des espoirs du Morvan : canoë kayak, rafting, pêche sportive de la truite dont il importe de préserver la souche sauvage.

Il va sans dire que les lacs sont eux aussi un atout pour le Morvan. Aux Settons, la base de loisirs comprend une école de plaisance, (catamaran, planche à voile, dériveur), et tout pour l’amateur de canoë, aviron ou ski nautique. Mais c’est aussi un paradis du pêcheur, qu’il soit « carpiste » ou amateur de carnassiers : beaux brochets, perches et, au débouché de la Cure belles truites fario et saumons de fontaine. Le tourisme de pêche est aussi la carte majeure des autres lacs morvandiaux. Saint-Agnan, qui prend en automne l’aspect d’un lac irlandais, est connu pour ses sandres, Pannecière est le fief des carpes qu’on peut traquer en nocturne, et l’austère mais attachant lac de Chaumeçon, plus nordique d’aspect et…de température abonde en délicieuses grosses perches.

Photo de La Coquille
21/04/2024

Photo de La Coquille

Fête de pâques ce dimanche à Vézelay
31/03/2024

Fête de pâques ce dimanche à Vézelay

28/03/2024

Adresse

21, Rue Street Pierre
Vézelay
89450

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