19/10/2025
L'histoire
LES FRANĂAIS ONT JETĂ NOS PĂRES DU CIEL, MADAGASCAR NâOUBLIERA JAMAIS
Ils sont montĂ©s Ă bord comme des hommes, fiers et blessĂ©s par la guerre, porteurs dâune colĂšre lĂ©gitime et dâun dĂ©sir de libertĂ©. Ils Ă©taient malagasy, paysans, instituteurs, pĂšres, frĂšres des rochers dâespoir pour leurs villages.
En 1947, face Ă la rĂ©volte pour la dignitĂ©, face Ă la volontĂ© de se libĂ©rer dâune colonisation qui Ă©touffait tout, la rĂ©pression sâest abattue. La France coloniale a rĂ©pondu par la force. Et parmi les actes les plus abjects, il y eut ces exĂ©cutions qui dĂ©fient lâhumanitĂ© : des captifs ligotĂ©s, embarquĂ©s, et jetĂ©s depuis les airs au-dessus de leurs propres terres sans parachute, sans procĂšs, sans honneur.
Imagine la scĂšne : des familles qui voient sâenvoler leurs pĂšres, leurs oncles, leurs voisins non pas pour un voyage, mais pour une disparition programmĂ©e. Imagine la terre qui a reçu le corps des siens, la poussiĂšre transformĂ©e en tombe invisible. Imagine des gĂ©nĂ©rations grandir avec ce cri muet, cette absence qui devient hĂ©ritage.
Peu de pays ont reconnu la sauvagerie de ces actes. Peu de discours officiels ont parlé à la hauteur de la douleur. Aucune excuse publique digne de ce nom, aucun dédommagement réel et pourtant des vies entiÚres ont été marquées à jamais.
Ce nâest pas une fable. Ce nâest pas une colĂšre gratuite. Câest lâhistoire dâune violence dâĂtat qui a choisi lâeffacement au lieu de la justice. Câest lâhistoire dâun peuple qui demande encore aujourdâhui dâĂȘtre regardĂ© dans les yeux, de voir son deuil reconnu, ses martyrs honorĂ©s.
Je refuse que cela sâĂ©teigne dans le silence des archives. Je refuse que la « civilisation » qui revendique la lumiĂšre reste muette devant la barbarie quâelle a commise. Nous devons nommer les faits, transmettre les noms, exhumer les mĂ©moires, lever des monuments, Ă©crire, enseigner. La mĂ©moire nâest pas une haine : câest une protection contre la rĂ©pĂ©tition.
« Ils ont voulu effacer nos corps ; nous allons inscrire leurs noms dans le cĆur du monde. »
Que retenir, que faire ?
Exiger la reconnaissance officielle et des excuses publiques pour les crimes commis.
Documenter, recueillir les témoignages des survivants et des familles, préserver les archives.
Ăduquer la jeunesse : que la douleur dâhier devienne la vigilance dâaujourdâhui.
Transformer la mémoire en force : commémorer, réparer symboliquement, créer des lieux de mémoire.
Ne jamais cĂ©der Ă lâoubli : lâimpunitĂ© nourrit la rĂ©pĂ©tition.
Ă toutes les sĆurs, Ă tous les frĂšres de Madagascar et dâAfrique : nous nous souvenons. Nous pleurons, nous crions, nous apprenons, nous transmettons. Et nous exigeons que lâhistoire soit dite avec son vrai nom.
La dignitĂ© des peuples ne se marchande pas. La mĂ©moire ne se vend pas. Le sang de nos martyrs nâest pas une anecdote historique, câest une rĂ©alitĂ© vĂ©cue.
Je suis L'IMPACTEUR đ„ đ„ đŁ
Et je raconte l'histoire pour qu'on ne l'oublie pas. Pour quelle ne se répÚte plus. Pour qu'on connaisse les noms de ceux qui nous ont maltraités. Pour qu'on sache qui étaient vraiment les vrais barbares.